Trahison. Complots.

Voilà que le destin guide les pas de Méliane au pied de la Mérilara, ce mystérieux arbre couvert de roses, protecteur et gardien d’une famille royale déchue.

Dans l’ombre, rôde la Bête, monstrueuse et redoutable, que Méliane devra apprivoiser pour sauver les siens.

Il ressemblait à un prédateur. Dangereux, sauvage et il était aussi autre chose. Quelque chose d’indéfinissable.


Qu’on se le dise, je ne suis pas une adepte des romances. Pourtant, j’ai rapidement craqué pour Rose éternelle, cette réécriture du conte de La Belle et La Bête, qui promettait bien plus qu’une simple histoire d’amour : un univers enchanteur et une intrigue faite de complots ! Alors, est-ce que j’ai été déçue ? Non ! Même si la romance ne m’a pas emportée, l’auteure a su donner corps au personnage de la Bête, ce qui n’était pas une mince affaire…

Des secrets, toujours des secrets !

Méliane devient l’héroïne de cette histoire presque par accident ! En effet, alors qu’elle mène une existence paisible, très éloignée de celle de sa sœur désireuse de se marier, elle découvre malgré elle que les affaires de son père ne sont pas au beau fixe. Bien sûr, elle veut en savoir plus… et se trouve rapidement mêlée à un complot dont elle ignore l’ampleur ! Alors en danger, Méliane fuit jusqu’à tomber entre les griffes de la Bête, cachant elle aussi de lourds secrets… Vous l’aurez compris, Ophélie Duchemin utilise mensonges, tromperies et manipulations pour tisser son intrigue, sans oublier une touche de magie bienvenue. Seul bémol à l’horizon : les antagonistes se révèlent trop cruels pour être totalement crédibles, mais d’autres lecteurs apprécieront sûrement ce trait de caractère.

Deux êtres que tout oppose, et pourtant !

La romance est un élément central du livre, il me faut donc en parler. En vérité, elle ne m’a pas intéressée plus que cela, car elle n’échappe pas aux clichés du genre. Ainsi, entre craintes et disputes, nos deux héros apprennent à se connaître et tombent amoureux… un peu trop vite à mon goût, certes. Le hic, c’est qu’après, les choses ralentissent considérablement pour leur laisser le temps de se tourner autour. Aïe ! Heureusement, cela ne m’a pas empêchée d’apprécier le personnage de la Bête, complètement revisité. L’auteure lui offre d’ailleurs un passé trouble et c’est ce pan de l’histoire qui m’a captivée !

Une brin de mélodrame

C’est de cette manière que je définirais le style d’Ophélie Duchemin, ce qui est à double-tranchant. En fait, celle-ci sait très bien manier les mots pour capter l’attention du lecteur, mais elle se sert un peu trop de ce talent que, personnellement, j’aurais réservé pour les moments forts. En revanche, j’ai eu plus de mal avec les répétitions portant sur le tempérament de feu de l’héroïne que l’écrivaine a souhaité mettre en avant. Dommage !

Une suite, vraiment ?

Et oui, Rose éternelle est le premier tome d’une trilogie. Ophélie Duchemin compte revisiter d’autres contes dans la suite et je suis curieuse de la découvrir, en dépit d’une fin qui tirait un chouia en longueur.

trois

Les Fantasy d'Amanda