Beth est morte. Et depuis, son père, policier, est le seul qui puisse encore la voir et l’entendre… mais il est submergé par son deuil. Pour l’aider à refaire surface, Beth l’encourage à s’investir dans une nouvelle enquête : suite à l’incendie d’un orphelinat, un cadavre a été retrouvé et deux hommes ont disparu. Qui sait, ce mystère pourra peut-être détourner son père de sa tristesse ? Intriguée, Beth se lance elle aussi dans l’enquête. Elle fait bientôt la connaissance d’Isobel, une fille étrange qui parle par énigmes…


Une approche intrigante de la culture amérindienne

Voici le plus grand point fort de ce roman jeunesse : les auteurs nous plongent sans ménagement dans les croyances et les thèmes de la culture amérindienne, et ça fait un bien fou ! Le mélange du roman policier avec le fantastique de l’histoire permet de donner plus de relief au récit, et c’est ça qui m’a attirée vers ce livre (en plus de cette fantastique couverture !).

On sent également l’influence de la culture amérindienne dans la façon dont les auteurs narrent l’histoire. C’est une narration particulière et on sent entre les lignes cette influence, qui change énormément de ce que l’on a l’habitude de voir. Je n’ai pas vraiment accroché avec cette manière de raconter l’histoire, mais c’est purement subjectif, et j’ai su reconnaître l’originalité de ce récit !

Un problème de rythme qui fait du mal à l’histoire

Le voici, le plus gros problème de ce livre à mes yeux : son rythme est très précipité, trop même, et le lecteur est très facilement perdu. On enchaîne rapidement les intrigues et les résolutions, on n’a pas le temps de réfléchir à un mystère qu’on nous offre la réponse et que l’on passe à autre chose, ce qui est rédhibitoire pour un livre dont le deuxième genre est le policier ! C’est également dommage, car je sentais un énorme potentiel dans cette histoire, mais elle n’a pas été assez exploitée à mon goût…

deux
coralie