Sara a toujours vécu aux Indes, lorsque son père l’envoie parfaire son éducation en Angleterre dans le pensionnat sélect de Miss Minchin. Immensément riche, grâce à une fortune bâtie sur les automates, Sara suscite rapidement amitiés et jalousies. Les haines s’attisent d’autant plus que Sara a pour elle toutes les qualités d’une princesse. Jusqu’au jour où son père décide d’investir sa fortune dans une mystérieuse mine de diamants…


Comme beaucoup, j’ai découvert l’histoire de Sarah, cette enfant malmenée par la vie, sur France 5. Ce dessin animé qui reprend l’histoire de Frances Hodgson Burnett n’a laissé personne indifférent et c’est pour cela que j’ai eu très peur de commencer cette bande dessinée. Je craignais que les auteures ne soient trop attachées à l’œuvre initiale et que dès lors elles ne réussissent pas à s’en détacher. Mais que nenni ! La scénariste, Audrey Alwett, vient réécrire l’histoire en plongeant la petite Sara dans son univers victorien mais en usant de touches Steampunk ! L’héroïne va ainsi être entourée d’automates sophistiqués aux allures de poupée qui vont l’accompagner dans toutes ses aventures.

Ce qui est d’autant plus intéressant c’est que la série va être découpée en plusieurs arcs avec, dans les premiers tomes, la réécriture de l’histoire originale puis dans ceux qui suivent de nouvelles intrigues. Ainsi, on va suivre Sara qui ne restera pas une enfant indéfiniment. C’est pour moi le vrai plus de ces BD. En effet, le personnage principal va évoluer, devenir adulte et le lecteur va pouvoir imaginer la suite des aventures de celle qu’il suivait à travers le petit écran. Mais ce n’est pas tout ! Audrey Alwett rend Sara plus forte, plus intelligente et en fait un génie dans son domaine car celle-ci ne va plus subir son histoire et va au contraire tenter de trouver des solutions à tous ces problèmes qui semblent la suivre de très près.

Je trouve que l’histoire devient ainsi très engagée et féministe avec d’ailleurs un personnage qui ne s’en cache pas. Elle évolue dans une société patriarcale mais veut dominer son destin. Enfin, il faut que je vous parle des dessins de Nora Moretti et de leur mise en couleur par Claudia Boccato. Les deux artistes vont sublimer le scénario en ce sens que rien n’est laissé au hasard. Les dessins replacent l’histoire dans un monde uchronique qui en fera rêver plus d’un. Les visages qui prennent un petit air de manga, les habits travaillés dans le moindre détail, les expressions, les décors, les paysages… Tout est PARFAIT. Vous l’aurez compris, j’ai un réel coup de cœur pour cette série de bande dessinée, qui est à ce jour, la meilleure que j’ai pu lire.

coup de coeur

maya