Christina, orpheline de Détroit, vie enfin une existence normale après des années de galère. 
Mais la mise en garde d’une mystérieuse inconnue va la plonger au cœur d’un monde dont elle ne soupçonnait même pas l’existence. Elle serait une métamorphe. À peine a-t-elle le temps de se faire à l’idée, qu’elle se retrouve mêlée à une affaire d’enlèvement. Elle va être épaulée malgré elle par Jude, un homme aussi ténébreux qu’énigmatique, avec lequel elle va nouer un lien étrange. Celui-ci s’avérera être leur seul atout pour faire face à la machination visant à révéler au monde ce secret très bien gardé.


Chronique réalisée en toute honnêteté suite à un partenariat avec les éditions Beta Publisher. Merci à Jane pour sa confiance.

Un début prenant.. 

J’ai tout de suite bien accrochée avec le personnage de Christina, son passé difficile et sa fragilité (qu’elle cache bien), mais aussi le fait qu’elle réfléchisse et ne se laisse pas démonter par des situations difficiles. Notamment quand elle apprend l’existence des métamorphes, et ses liens avec eux! Avec elle, on découvre que ces êtres existent au sein d’une société cachée et archaïque, dirigée par un sociopathe, avec des espèces qui ne se mêlent pas et des pouvoirs variés. Vraiment prometteur! Un peu révoltant parfois aussi, de voir comment les affaires se règlent dans cette société, et j’ai bien hâte de voir comment l’autrice va développer ce sujet au fil des tomes. J’ai aussi été surprise par l’animal que devenait Jude, le personnage masculin principal du roman, qui accompagne Christina dans ses (mes)aventures. Et j’aime ça les surprises :p

…mais rapide!

Au niveau de l’enquête à laquelle se retrouve mêlée Christina (la disparition et le meurtre de métamorphes), elle était assez prenante, et pleine de rebondissements.  J’ai par contre découvert que ce livre allait un peu vite: dans la découverte de ses pouvoirs par Christina, dans la façon dont elle va mener les métamorphes bien rapidement au corps d’une disparue ou encore la manière trop réductrice dont le stress-post traumatique est expliqué. De façon générale, les scènes manquaient un peu de détails et de description, ce qui je pense est une erreur commune chez les auteurs débutants, et qui s’améliore avec le temps. L’écriture était tout de même plaisante, simple et efficace, et j’ai bon espoir que l’auteure s’améliore au fil des tomes, et ajoute les détails manquants pour qu’on puisse totalement s’immerger dans ses romans. 

Du classique d’urban fantasy

 Enfin, je dirais que le schéma global du livre, les relations entre les personnages, les « méchants », le fait que l’héroïne manque de se faire violer à plusieurs reprises… tout ça reste assez classique du genre urban fantasy. C’était plaisant (pas la partie viol hein!), mais il n’y avait rien de surprenant. Toutefois, l’autrice a su éviter les mauvais clichés du genre et se contenter des bons, en y ajoutant une touche personnelle grâce à une héroïne plutôt pas mal, et des métamorphes aux pouvoirs intrigants. Et j’ai donc quand même bien hâte de lire la suite!

trois
elise