C’est avec une bonne dose d’insouciance mais à peine cinq billets verts en poche que la jeune Harleen Quinzel débarque, seule, dans l’une des villes les plus dangereuses du monde : Gotham City. Du haut de ses quinze ans, et de pas mal de mauvaises expériences, rien ne semble pouvoir l’impressionner. Recueillie par Mama, une drag-queen au cœur d’or, Harleen apprivoise sa nouvelle vie, sa future meilleure amie Ivy et les nouvelles problématiques qui s’imposent à elle : injustice, intolérance, violence… Aussi, quand le cabaret de sa bonne fée Mama devient la nouvelle victime d’entrepreneurs sans état d’âme, Harleen change de ton. Pour autant, une question reste en suspens : mettre sa rage au service de l’action, oui, mais aux côtés de qui ? La militante pacifiste Ivy ou l’anarchiste et très énigmatique Joker ?


Après avoir lu Raven et Catwoman, j’avais vraiment hate de découvrir la génèse d’un autre personnage DC: Harley Quinn. Et avec Breaking Glass, je n’ai pas été déçue! Il s’agit en effet pour le moment de l’histoire d’origines que j’ai préféré: on y découvre Harleen Quinzel qui débarque à Gotham pour retrouver une grand-mère qui est au final décédée… mais qu’à cela ne tienne, Harleen va vivre avec les amies Drag Queens de sa grand mère. Déjà ici, on trouve une touche de modernité au roman, avec des personnages queer faisant partie intégrante de l’histoire. Mais ça ne s’arrête pas là!

Ce roman graphique était parfaitement d’actualité car il aborde aussi le racisme systémique, par le biais d’Ivy, une jeune fille noire, militante et féministe, qui veut faire entendre sa voix! Il m’a particulièrement marqué et je l’ai trouvé hyper pertinent avec le mouvement Black Lives Matter que nous vivons en ce moment.

Au delà du fait que cette BD abordait plusieurs thèmes sociaux très d’actualité, j’ai aussi adoré le personnage de Harleen, qui vit vraiment dans son propre monde, rattaché à la réalité oui, mais pas à 100% dedans non plus. Harleen a sa propre vision des choses, elle voit sa vie en mode conte de fée revisité en mode « dark », et comprend les choses d’une façon qui lui est propre! J’ai totalement accroché avec ce personnage hors norme, dont l’alter ego Harley Quinn nait sous nos yeux, revisité dans une version toujours un peu folle, mais plus féministe et moins prise dans sa relation toxique avec le joker que ce qu’on a l’habitude de voir. J’approuve à 100% et j’ai bien hâte d’en lire plus sur la nouvelle Harley Quinn!

quatre
elise