A 16 ans, Bri s’imagine devenir la plus grande rappeuse de tous les temps, comme son père avant qu’il ne soit tué par un gang. Mais lorsque sa mère perd son emploi et que leur propriétaire les menace d’expulsion, la jeune fille n’a plus le choix. Réussir dans la musique n’est plus un rêve mais une nécessité.

:fist_tone4: Personnages principaux et secondaires noirs

:mega: Autrice ownvoice

:rainbow_flag: Personnage secondaire homosexuel


Je me suis rendue compte récemment que je manquais de connaissances concernant la vie des personnes de couleur et notamment toutes les difficultés auxquelles ils peuvent être confrontés. En tant que jeune femme blanche, j’ai pris conscience de mes privilèges et j’ai voulu m’instruire plus. J’ai déjà lu The hate U give que j’ai trouvé vraiment touchant. Parée pour percer l’est également. Bri, une jeune femme noire rêve de devenir rappeuse. Au travers de sa vie, on comprend, ou du moins on arrive mieux à comprendre, tout ce qu’elle et sa famille peut vivre en habitant dans un quartier, un « ghetto ». L’autrice nous livre cette histoire sans tabou. Le langage familier m’a d’ailleurs un peu perturbée mais on s’y fait très vite.

C’est un livre engagé. Il dénonce les violences policières, le racisme, les difficultés quotidiennes de la communauté noire, mais aussi l’homophobie. Tout au long de ma lecture, j’ai été révolté par les comportements de tous ces gens. Ce qui m’a aussi frappée, c’est à quel point des paroles d’un rap peuvent être déformées. Ce qui devait être un témoignage, une dénonciation de comportements inacceptables devient une incitation à la violence, une menace contre les policiers. Je n’écoute pas de rap mais cela m’amène tout de même à mieux écouter les paroles si j’en entends un.

La précarité est aussi un thème très présent. Je ne sais pas ce que cela fait de vivre dans une maison sans chauffage, de ne pas pouvoir se racheter des chaussures quand les anciennes sont usées à tel point qu’il y a des trous partout. Je suis reconnaissante à mes parents et aussi à ce hasard de la vie qui fait que je n’ai pas eu à me préoccuper de tout cela. J’ai été profondément touchée par cette mère, Jayda, qui, malgré des erreurs, essaie de se dépasser toujours plus pour pouvoir faire vivre ses enfants. Et avec ce sourire qu’elle doit afficher alors que tout va de travers.

C’est une histoire touchante mais également révoltante qui nous ouvre les yeux et nous invite à faire en sorte que les choses changent. Plus de diversité, de représentation dans la culture en général, plus de compréhension, plus de tolérance, plus d’humanité et moins de racisme, moins de mépris, moins de discriminations. J’y crois pour l’avenir !

cinq
louise