La Grande Guerre pour la suprématie globale, qui opposa les cinq races, se solda par la victoire de l’humanité, menée par le héros Sid. Les ennemis furent scellés dans de gigantesques tombeaux, dont Kai assure aujourd’hui la surveillance. Mais soudain, le monde est « réécrit » sous les yeux de ce dernier. Désormais, du fait de l’inexistence de Sid, des dragons et des démons dominent la surface, les humains doivent se cacher pour subsister et, étrangement, personne ne connaît Kai. Le jeune soldat n’a pas le choix : il va se rebeller contre ce destin réécrit pour tenter de remettre en place le monde tel qu’il était avant !


Chronique réalisée en toute honnêteté suite à un partenariat avec les éditions Doki Doki. Merci à eux pour leur confiance.

Why nobody remembers my world ? est une série de manga en cours de publication au Japon – 5 tomes sont pour le moment sortis, tandis que trois ont pour l’instant été traduits en France depuis le début de l’année. Il s’agit de l’adaptation en manga d’un roman de fantasy au franc succès au Japon. Si vous aimez les mangas de fantasy, vous êtes ici au bon endroit ! Ici, nous nous sommes dans un univers où Kai est plongé dans un monde totalement différent du sien : alors que, dans sa vraie vie, les humains règnent en maître et les démons ont été enfermés, ici, les Hommes sont traqués, ont perdu la guerre, et manquent de se faire tuer par des créatures démoniaques à chaque coin de rue. Pourquoi le monde a-t-il été « réécrit » ? Nous verrons cela au fil des tomes, mais les deux premiers nous laissent déjà voir certaines pistes, et amènent surtout leur lot de secrets et de questionnements. Ne vous inquiétez pas, tout n’est pas blanc ni noir, puisque les démons ne sont pas tous des bêtes assoiffées de chair – on retrouve notamment une ange-démone au passé très mystérieux…

Les dessins sont très beaux et restent traditionnels pour du shonen. Point que l’on retrouve souvent dans ce genre : les formes féminines sont très exagérées, et on se concentre beaucoup sur la poitrine des femmes. Cela a tendance à me déranger, même si cette représentation n’était pas si excessive contrairement à d’autres. Mais bon, c’est quelque chose qui colle au genre ! Je vous laisse observer par vous-même avec la planche ci-dessus de la beauté des chara design et des décors. J’ai vraiment été submergée par les détails attribués dans les villes apocalyptiques et fantastiques, car tout est représenté avec finesse et attention.

Entre récit héroïque, combats épiques et relations amicales bien décrites, Why nobody remembers my world ? a un univers addictif, aux tenants et aboutissants bien expliqués, qui mériterait sa place auprès des shonen les plus connus en France. Toutefois, il faut relever que le manga va droit au but : un nombre incalculable de choses se passe dans les deux premiers tomes. Si cela permet au lecteur de ne pas s’ennuyer une seule seconde, le manga paraît alors trop rapide, trop facile dans son scénario, et trop ficelé sans réellement de gros enjeux. Affaire à suivre, par conséquent, pour en savoir davantage…

lolita