Ce ne sont pas les histoires qui importent, mais la manière dont elles sont racontées. Acclamée par la critique, The Storyteller est une anthologie composée de quatre contes, relatant avec quel courage des hommes et des femmes valeureux affrontèrent des dragons. Ces histoires, qui trouvent leurs origines dans les folklores du monde entier (Japon, Amérique, Europe de l’Est…), sont retracées ici par quelques-uns des artistes les plus en vue du moment : Jorge Corona, Nathan Pride, Hannah Christenson, Daniel Bayliss.

✊🏽 Personnages asiatiques et natifs américains dans certaines histoires


Chronique réalisée en tout honnêteté suite à un partenariat avec les éditions Kinaye. Merci à Romain pour sa confiance.

The Storyteller est une anthologie regroupant quatre histoires par tome. Dans celui-ci, on s’intéresse tout particulièrement aux dragons, avec quatre histoires inspirées de mythes de différentes régions du monde. Ces histoires sont racontées par un vieil homme à son chien, conservant ainsi un lien entre tous ces récits. Je ne vais pas vous parler en détail de chaque histoire, je vais juste vous donner les pays d’origines et mon avis rapide sur chacune d’elle.

La première histoire, racontée par l’artiste Daniel Bayliss, prend sa source dans un mythe amérindien. Les personnages sont donc natifs américains, et le style de dessin reflète l’image que l’on se fait de cette culture, avec un serpent de mer géant aux couleurs vives et aux motifs très géométriques recouvrant son corps. Je pense que des quatre, c’est mon histoire préférée. Tragique, mais vraiment intéressante, et elle met bien dans l’ambiance du livre.

La deuxième, par Nathan Pride, est inspirée du Nord de l’Angleterre, de la Basse Ecosse. C’est pour ma part celle que j’aime le moins, je trouve les dessins très beaux, mais le « dragon » dépeint ne m’a pas du tout plu. La troisième, par Hannah Christenson, s’inspire de la Russie, et à choisi de transformer les deux héros du mythe en femmes. C’était vraiment intéressant, et j’ai beaucoup apprécié ce changement, et l’histoire de manière générale. Enfin, la quatrième, par Jorge Corona, est l’adaptation d’une légende japonaise. J’ai vraiment adoré les dessins, l’histoire est un peu plus tirée par les cheveux que les trois histoires précédentes, mais le dragon est un de mes préférés du livre.

Globalement, je dirais que j’ai passé un très bon moment. C’est une anthologie originale, qui m’a donné envie de lire les autres Storyteller, mais je reste un peu sur ma faim. Pour tout vous dire, je ne m’attendais pas à ce genre de dragons. J’ai l’habitude des dragons qui volent avec des ailes, crachent du feu ou de la glace, ou des variantes de ces dragons-ci. Ici, j’ai eu plus de mal parce que dans deux des quatre histoires, le dragon est un serpent d’eau/un ver. Cela ne m’a pas empêché d’aimer les histoires et les dessins, mais m’a un peu déçue.

trois
philipinne