Michiko se retrouve, à 29 ans, dans une situation bien délicate. Sa société vient de faire faillite et c’est sans le moindre revenu qu’elle continue d’entretenir son jeune amant encore étudiant. C’est dans cette situation complètement désespérée qu’elle va rencontrer par hasard Kurosawa, son ancien chef qu’elle détestait plus que tout. Ces retrouvailles pourraient bien bouleverser le cours de sa vie.


Si je suis une habituée des shôjos, Please Love Me ! est le premier Josei que je lis. Pour les non-initiés, le Josei se différencie du shôjo par le simple fait qu’il évoque des sujets plus matures et s’adresse à un public généralement plus âgés. Dès lors, en tant que jeune adulte j’ai adoré lire ce manga qui aborde la cruauté du monde du travail et la solitude. En effet, la mangaka illustre les difficultés financières liées au chômage, le célibat à 30 ans et la place de la femme au Japon mais cela en gardant une touche d’humour. En effet, l’histoire va rester proche de la comédie en ce sens que Michiko va rencontrer son ancien chef et, dès lors, être entourée par de drôles de personnages.

J’ai adoré cette série de 10 tomes car j’ai énormément ri. Il faut dire que les loubards qui entourent Michiko et les situations dans lesquelles celle-ci se met sortent de l’ordinaire et ne peuvent laisser le lecteur insensible. De plus, contrairement aux shojos, la romance n’est pas précipitée et les choses s’installent petit à petit rendant le récit d’autant plus réaliste. Cependant, le seul point négatif que j’ai à souligner est le fait que le personnage principal m’a paru un peu fade et naïf. J’aurais aimé découvrir une femme un peu moins fleur bleue et mieux développée mais je me dis que celle-ci est représentative de la situation émotionnelle dans laquelle Michiko baignait suite à son licenciement. Un manga que je conseille à ceux qui veulent passer un bon moment !

quatre
maya