Nimue a échappé au massacre de son village. Sa mère, avant de mourir, l’a chargée d’une mission : remettre l’épée du pouvoir à Merlin, le sorcier redoutable. Accompagnée d’Arthur, faux chevalier menteur et séducteur, Nimue sent grandir en elle la magie noire et ancestrale de l’épée. L’arme fait d’elle une combattante féroce, rebelle et le seul espoir de son peuple : la Sorcière Sang-de-loup. Mais Nimue n’est qu’à l’aube de son destin.


Une nouvelle vision de la légende Arthurienne

De base, il faut le savoir, je suis une GRANDE fan de la légende arthurienne, j’ai tendance à me procurer toutes les sagas ou séries qui en parlent, en proposent une réécriture ou autre. J’ai fait de belles découvertes… et j’ai eu des déceptions aussi (notamment Once and Future que j’ai abandonné!). Et Cursed – la rebelle me direz vous? Et bien… c’est entre les deux!

J’ai beaucoup aimé les aspects légende Arthurienne en tant que telle: retrouver les différents personnages tels que Merlin, Lancelot, Arthur, Morgane et bien sûr Nimue. Quand on connait la légende, même un peu, c’est encore plus intéressant de voir comment ces personnages si célèbres sont représentés ici, leurs différences mais aussi le chemin qu’ils vont faire pour au final rejouer leur rôle qu’on connait si bien. Dans Cursed, on s’intéresse surtout à la genèse des personnages, et on a donc l’opportunité de voir comment Wheeler a décidé de manier avec talent leur passé, leur créé une histoire et une vie bien différentes de celles qu’on peut lire dans la légende classique, mais qui au final les amènera au même point!

L’autre originalité, c’est bien sûr que dans ce tome, le personnage principal est Nimue, future Dame du Lac. C’est elle qui se retrouve avec Excalibur (on ne l’appelle pas encore comme ça) en premier lieu et qui doit se débrouiller avec. Et elle a le choix de ses ennemis: les Paladins rouges destinés à éradiquer les anciennes croyance, le roi Uther ou encore les Vikings! C’était un choix intéressant de la part de l’auteur et qui je pense lui donnait une grande liberté dans l’écriture des personnages, en utilisant cette époque pré-roi Arthur plus brumeuse et plus propice à la réécriture! Bon vous allez me dire, tout ça c’est très positif, et pourtant tu nous disais plus que ce roman ne t’avait pas forcément convaincue? En effet, j’en arrive aux points avec lesquels j’ai eu plus de mal.

De la violence et encore de la violence

Ce qui m’a le plus gêné dans ce roman, c’est le côté violence graphique. Il n’y a pas d’autres mots, c’est bien dégueu des fois! Et j’ai vraiment du mal avec ça dans les romans. Je comprends qu’on ne vit pas dans un monde de bisounours, que le Moyen Age en France c’était en effet une époque assez barbare et brutale, mais je n’en ai pas plus aimé l’expérience. Je pense que c’est un choix d’écriture de l’auteur, pour ancrer son livre dans l’histoire, et peut être aussi par goût personnel. De mon côté, ça a bien freiné mon plaisir de lectrice, mais ce n’est que moi et je sais qu’il y a pleins de gens que ça ne dérangera pas!

L’autre point qui m’a empêché de vraiment me plonger dans l’histoire: l’écriture. Elle n’est pas mauvaise, loin s’en faut, mais je n’ai vraiment pas accroché avec ce style. Je trouvais la trame temporelle assez décousue au début, et après ça, quand on suit mieux ce qui se passe, j’étais toujours un peu dérangée par le style de l’auteur. Encore une fois, un avis très personnel! Enfin, et ça ce n’est pas si important haha, mais les illustrations c’était pas vraiment ça! L’art est subjectif et tout ça, mais je trouvais que le style ne faisait pas hommage aux personnages…

En quelques mots

Cursed- la rebelle est une ré-interprétation de la légende Arthurienne qui vaut le détour! Si vous ne craignez pas le sang, vous allez sûrement adorer! Et si vous êtes comme moi et que la violence et vous ça fait huit, testez le quand même pour (re)découvrir la légende de roi Arthur d’une autre façon!

deuxelise