Dans un Japon pas toujours très ouvert, ce jeune artiste livre, façon blog, ses anecdotes quotidiennes sur la vie, l’amour, le travail… Avec humour et légèreté, il porte pourtant un regard très juste sur ses compatriotes… et lui-même ! N’attendez pas pour vous plonger dans cet ouvrage bourré d’humour et de joie de vivre, qui parle avec simplicité de tout ce qui fait la vie d’un individu… Drôle, positif, jamais jugeant, ce « blog-manga » s’annonce d’ores et déjà comme une lecture parfaite en cette période compliquée, tout à fait appropriée pour l’été (et au-delà). Il pourra aussi être un support pour comprendre le quotidien d’un gay au Japon, mais aussi convaincre des « réfractaires » du format « manga », grâce à sa narration simple et moderne, son format et ses couleurs.

🏳️‍🌈 Personnage principal gay

📣 Auteur ownvoice


Je vous préviens tout de suite, Asana n’est pas hétéro n’est pas un manga comme les autres. C’est un manga autobiographique, qui nous permet de découvrir la vie d’Asana au Japon, en tant qu’homme ouvertement homosexuel. Il nous plonge dans son quotidien avec beaucoup d’humour et légèreté, tout en essayant tout de même d’aborder des sujets importants et difficiles. 

Si on découvre la vie d’Asana, le format ressemble plutôt à des planches qu’à une histoire classique, avec quelques pages sur un même thème. Ce manga se veut éducatif jusqu’à un certain niveau, tout en restant ludique et intéressant, et chaque thème a pour but de nous montrer un pan de la vie d’Asana, et en quoi cette vie est parfois très différente de celle des autres, même pour des petits soucis du quotidien. Il faut toutefois garder en tête qu’Asana vit au Japon, et que certaines situations qu’il décrit n’auront probablement jamais lieu dans les pays occidentaux, comme par exemple les situations qui se déroulent dans des onsens (bains communs japonais). 

Comme je le disais précédemment, le format du manga est assez particulier. Outre le système de planches, le manga est plus large qu’un manga classique, et intégralement en couleurs. C’est assez déroutant au début, et ça ressemble beaucoup à un format intermédiaire entre une BD et un manga. Je ne suis pas particulièrement fan de la taille, parce que je suis une maniaque des bookshelves et j’aime quand tout à la même taille, mais j’ai beaucoup aimé la colorisation. Ça change vraiment des autres oeuvres de la maison d’édition, et ça me donne l’impression qu’ils ont essayé de faire les choses à fond pour que ce manga puisse parler au plus grand nombre.

Malgré un démarrage un peu difficile, je ressors de ce manga avec une très bonne impression, et avec peut-être une meilleure compréhension de la vie d’une personne LGBTQ+ en général face à des situations qui me paraissent banales. Je recommande chaudement !

quatre
philippine