Entre 1325 et 1349, Ibn Battûta a parcouru 120 000 kilomètres et visité 43 pays. De son Tanger natal à la chinoise Quanzhou, de la perle du sud Tombouctou jusqu’au nord de la Volga, de l’Egypte à l’Espagne, des Indes aux Maldives, Ibn Battûta découvre la totalité du monde musulman, dans son humanité commune mais aussi dans ses différences coutumières. Rentré au Maroc, il raconte son périple au poète Ibn Juzayy qui le transforme en livre dont les centaines de pages resteront dans l’histoire de la littérature de voyage sous le titre de Rihla. Quelques siècles plus tard, l’écrivain tangerois Lotfi Akalay décide de débroussailler ce texte foisonnant pour en tirer une version moderne et rendre ainsi lisible au lecteur du troisième millénaire les aventures du « premier touriste du monde ». Dès lors, la rencontre avec Joël Alessandra, dessinateur et voyageur, donne à cette relecture toute la lumière qui accompagnait chacun des pas de l’illustre arpenteur du monde.


Chronique réalisée en toute honnêteté suite à un partenariat avec les éditions Dupuis. Merci à Jocelyne pour sa confiance.

Ibn Battuta est une BD mettant en dessins les récits de l’homme du même nom, un explorateur qui aurait effectué plus de 120 000 km entre les années 1325 et 1349. Il aurait donc exploré plusieurs pays, du Maroc à la Chine en passant par la Tunisie, la Libye, etc.

Je suis très mitigée sur cette BD pour être tout à fait honnête. J’ai réellement apprécié l’aspect récit, les voyages étaient vraiment intéressants à découvrir, et je ne connaissais pas l’homme, donc j’ai beaucoup aimé cet aspect de ma lecture.

Je ne suis pas musulmane, donc je ne vais pas parler du point de vue de la religion et des choses que j’ai perçu comme contraire aux préceptes de l’islam. En revanche, je vais parler de ce que je considère comme le point noir de cette BD, et qui pour moi gâche tout : la représentation des femmes. Systématiquement, elles ne sont là que pour satisfaire les désirs sexuels du voyageur, et uniquement pour ça. Elles sont décrites par leur physique, étant toujours des objets de désirs, et j’ai trouvé qu’il les considérait comme quelque chose de jetable après utilisation. Je sais que le contexte n’était pas le même qu’à présent, je ne sais pas si dans les récits « originels » ces femmes sont traitées comme ça, mais j’ai trouvé ça très déplacé ici. Ce qui explique ma note et mon ressenti sur cette BD. C’est dommage, parce que j’ai appris beaucoup de choses sur l’histoire des pays traversés.

deux
philippine

Ibn Battûta est une BD qui avait tout pour me plaire, cependant, je ressors extrêmement déçue de cette lecture. En effet, si l’on se focalise sur les planches, les dessins sont magnifiques, les couleurs siéent parfaitement au thème abordé, c’est-à-dire le voyage. Or, ce qui m’a dérangé c’est la sexualisation de la femme. Je ne vais pas m’attarder sur ce point qui a été développée par ma collègue mais c’est un gros point négatif qui a terni ma lecture.

S’agissant du texte, j’ai apprécié les explications en préface, l’incorporation de certaines sourates dans le récit pour illustrer les propos du voyageur. Cependant, certains préceptes mis en avant comme ceux de l’Islam, ne le sont absolument pas. Je ne vais pas m’attarder sur ce point non plus, mais je conseillerai aux lecteurs de ne pas s’arrêter à la vision de la religion présentée dans ce récit.

En outre, ce qui m’a plu dans cette histoire c’est le voyage à travers l’Afrique, l’Asie, etc. Je n’ai pas énormément appris dans cette BD car ce que présente le narrateur m’a déjà été inculqué. Or, pour les lecteurs ne connaissant pas ces zones, il s’avère intéressant de les découvrir à travers une BD.

deux
maya