À 16 ans, Isis évolue dans une société où tout semble conditionné et censuré. En défiant sans le savoir ces codes, elle entre à l’école de Sauvetage pour réaliser son rêve : sauver des vies au péril de la sienne. Néanmoins, sa curiosité dérange les dirigeants, qui la voit comme un élément perturbateur de l’ordre, potentiellement dangereux. Avec l’aide de ses amis, Isis est prête à tout pour atteindre ses objectifs et lever le voile sur tous les secrets qui l’entourent…


Chronique réalisée en toute honnêteté suite à un partenariat avec Kennes. Merci à Ben pour sa confiance.

Le premier roman de Yaël Lipsyc, le premier tome de La Comète : Matricule A390G7, est une dystopie young adult qui souffle un vent de fraicheur dans le genre. Sous un style simple et efficace, le roman n’est pas un conte divertissant pour adolescent, mais une histoire qui soulève bien des problématiques. La censure est omniprésente dans le quotidien d’Isis : la censure des mots, de la beauté et des arts, du passé et de l’histoire, interrogent sur l’essence même des hommes et de leur rôle à jouer dans l’histoire avec un grand H. Les humains peuvent-ils être réduits à une simple fonction professionnelle ? La curiosité peut-elle être entièrement étouffée ? Quel est le poids de l’Histoire ? Une société peut-elle survivre en occultant son passé ? 

Tout autant de questions sont soulevées de façon plus ou moins directes dans les aventures de ces adolescents qui tentent de trouver leur place tout en souhaitant faire bouger les choses. L’innocence et la naïveté occasionnelles des personnages s’équilibrent dans leurs personnalités et sont savamment pensées. La lecture est fluide, agréable. C’est avec une facilité déconcertante que le lecteur marche aux côtés d’Isis et se retrouve contaminé par le même symptôme : en apprendre davantage sur ce monde.

Le second tome de la saga de La Comète est tout aussi prometteur que le premier. Intitulé « le Maitre des Archives », il s’inscrit dans la continuité de cette course à la curiosité insatiable et donc, à la vérité. La magie opère une seconde fois. Si le lecteur pensait que les révélations du premier tome ralentiraient le récit, il n’en est rien. Isis a une soif d’aventures et de détermination à toutes épreuves. Le rythme du récit est aussi trépidant que le volet précédant et là encore, le second tome est refermé avec la même excitation, la fougue étant intacte. Le lecteur, tout comme les protagonistes, sont en demande de réponses, impatients et curieux de connaître de nouveaux rebondissements. Une saga sans faute !

cinq
elodie