Plusieurs adolescents se retrouvent dans les Pyrénées pour apprendre à survivre dans un milieu naturel. Ils sont formés par un ancien militaire appelé Le Major, son épouse trop maternelle et le charismatique Joe. Mais des dangers rôdent et les menaces ne sont pas forcément celles qu’on soupçonne…


Chronique réalisée en tout honnêteté suite à un partenariat avec les éditions Syros. Merci à Véronique pour sa confiance.

Sept adolescents sont envoyés en stage de survie dans les montagnes pour les vacances. Entourés de trois adultes aux personnalités étranges, Angelo, Lucie, Nolan, Charlène, Moussa, Nouria et Eugène s’initient au bushcraft (ou l’art de vivre dans les bois, en terrain hostile). Devoir apprivoiser la nature et ses éléments, c’est une chose, mais identifier les menaces environnantes et humaines en est une autre… Bien loin d’être au calme entre la verdure et le cour de l’eau, les petits événements s’enchainent jusqu’à former une série de drames inquiétants. Qui croire : son instinct ou les autres ? Où est le véritable danger ? Les peurs les plus primaires sont-elles fondées ou est-ce le fruit de l’imagination collective ?

Jours Sauvages est un thriller accessible, qui met en perspective des problématiques simples : la relation de l’homme avec la nature sauvage et parfois austère, la solitude, le courage, la volonté, l’amitié. L’éventail des personnalités permet d’avoir différentes approches et réactions face aux dangers et aux moments difficiles physiquement ou psychologiquement. La fausse ambiance de vacances instructives sert de fond pour faire monter la tension entre les protagonistes et leur environnement.

Néanmoins, le gros point noir de ce récit demeure pour moi dans le style de narration qui fait débat. C’est un mélange décousu de genres, alternant des paroles inclues dans la description (sans formes typographiques : ni guillemets, ni retour à la ligne, ni italique pour démarquer les phrases orales) et représentation poétique du décor. Le langage soutenu et poétique s’entrechoque avec le phrasé des adolescents, sans transition aucune. Tout se mêle et s’entremêle et donne un ensemble un peu fouillis et brouillon. La sensation de lecture ressemble à une histoire racontée à voix haute et retranscrite à l’écrit, semblable à une conversation rapportée. La forme est plus que déroutante et ne m’a pas séduit ici.

deux
elodie