Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s’acharne à les dévorer. Mais ce n’est pas le pire, non. Le pire est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d’une inconnue aux longs cheveux bouclés ? Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l’aide, des amis, du courage et beaucoup d’humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.

TW : dépression, avortement


Ce livre est une belle surprise. Je n’avais pas d’attente particulière. Il faisait partie de ma pile à lire numérique qui attendait sagement dans ma liseuse. Déborah est une jeune femme atypique que j’ai tout de suite appréciée. Ce n’est pas n’importe qui qui se pointe à la rentrée des classes avec des bottes grenouilles ! Elle est franche, drôle et terriblement attachante. Lorsque son chemin croise celui de son père avec une autre femme que sa mère, elle peut compter sur ses amis pour la soutenir. Comment se concentrer sur le bac quand son esprit est ailleurs ? Jamal et Victor sont tout aussi attachants qu’elle. Jamal est hilarant et atypique avec sa passion pour les migales (ce qui vaut de belles frayeurs et de franches rigolades). En fait c’est cela, tout du long, j’ai ri. Marie Pavlenko arrive à mettre de l’humour dans tout et rendre plus léger des sujets qui le sont moins. J’aime énormément sa plume et j’ai très envie de découvrir d’autres de ses romans.

En parallèle, Déborah doit faire face à la femme complexe qu’est sa mère. Pas facile de la comprendre. C’est quand sa meilleure amie, Elise, doit faire un choix difficile que cette femme mystérieuse se révèle. Son histoire m’a touché. Même si je n’ai pas vécu cela, je peux essayer de comprendre à quel point cette épreuve/ce choix peut marquer toute une vie. Cette relation mère/fille qui se reconstruit petit à petit est magnifique. Ce livre est parsemé de milles pensées positives, belles, importantes. De beaux messages de vie que j’ai énormément aimé. Ainsi que de tout un tas de références littéraires qui m’ont rappelé ma propre terminale littéraire.

cinq
louise