La jeune Elinor doit faire ses preuves dans un monde où aucun faux pas n’est admis ! La maison de couture Tiffany crée des robes pour les ladies les plus fortunées d’Angleterre. Elinor n’en revient pas d’avoir été embauchée : désormais, elle sera sous les ordres de Bianca, la célèbre adolescente surdouée ! Mais Elinor doit s’adapter rapidement. Ici, on fabrique du sur-mesure pour mesdames les baronnes et duchesses ! Et Mrs Tiffany mise toute sa réputation sur d’incroyables bals, pour lesquels les costumes des invités sont réalisés sur mesure. Un huis clos victorien, où les secrets de chacun se dissimulent parmi soies et taffetas… 

TW : anorexie mentale


Je suis très dubitative parce que d’une part j’ai adoré les dessins mais de l’autre, j’ai eu énormément de mal avec l’histoire. Si j’ai beaucoup aimé le premier tome, les deux suivants m’ont moins plu. En effet, les dessins de l’illustratrice collent parfaitement à l’époque en ce sens qu’ils révèlent la beauté de l’époque victorienne avec des créations toutes plus belles les uns que les autres et des bals magiques. Les tenues dessinées m’ont faites rêver et les tomes sont découpés en trois saisons (hiver, printemps, été) avec des bals relatifs à chacune des périodes. On a donc des planches magnifiques et pour cela, je ne regrette pas d’avoir acheté ces BD.

Cependant, je dois également aborder ce qui m’a le plus dérangée dans ces trois tomes c’est-à-dire la place de la maladie d’Elinor. Celle-ci n’est que très peu évoquée et les auteures ont à mon sens eu tort de l’aborder de cette manière. En effet, je pense que si celles-ci l’ont fait c’est pour montrer que derrière tout le luxe de cette maison de couture et sous le règle de l’apparence et de l’illusion, les personnages sont oppressés et évoluent dans un milieu assez problématique. Mais, je trouve que si sa maladie donne une dimension dramatique à l’histoire celle-ci est trop peu développée car son origine n’est pas évoquée, l’ampleur de ses traumatismes non plus et le peu qui l’est reste assez brouillon.  Les auteures auraient gagné à développer un peu plus ce côté-là de l’histoire surtout si le public auquel elle s’adresse est jeune. Enfin, j’aurais aimé un tome 4 pour compléter la série et les saisons mises à l’honneur.

deux

maya