Samantha mène une double vie : médiatrice dans une galerie d’art contemporain le jour et dessinatrice de BD érotiques le soir. Si elle connaît le succès sous son pseudo, Swan, sa vie quotidienne est bien moins reluisante. Son principal loisir ? Suivre les aventures de son père et de ses acolytes, un groupe de séducteurs invétérés, que ses deux meilleurs amis et elle ont surnommé « Le Club des Connards ». Alors qu’elle gravite dans cet univers peuplé de bimbos et de testostérone depuis son plus jeune âge, la jeune femme peut se rassurer sur un point : les connards, ce n’est pas du tout son truc. Elle finira avec un gentil garçon, c’est certain.

TW : viol, agressions sexuelles, suicide, violence, alcoolisme


Chronique réalisée en tout honnêteté suite à un partenariat avec les éditions Cherry Publishing. Merci à Pauline pour sa confiance.

Le Club des connards est le premier roman de Claire Berthomy et, de mon avis, c’est une réussite. Malgré quelques points négatifs – qui viennent essentiellement du travail éditorial – l’histoire était vraiment plaisante, assez pour en faire une nuit blanche !

Une trame bien construite

Dans cette histoire, nous allons faire connaissance avec Samantha. Cette jeune femme pétillante travaille dans une galerie d’art contemporain le jour. Alors que la nuit, c’est sous le pseudonyme de Swan qu’elle s’épanouit. Swan est une aquarelliste également connue pour ses planches de BD érotiques.

Dans la première partie, nous suivons Sam dans son univers professionnel et familial. Les deux entrent en collision avec l’apparition de Connard Second du Nom dans sa bulle professionnelle. La relation entre les deux est conflictuelle essentiellement par manque de communication et de confiance en soi. 

Au fur et à mesure, l’histoire s’épaissit et on découvre l’histoire compliquée de Samantha ainsi que le lien invisible qui la relie à Eliott. J’ai beaucoup aimé ce personnage et ses défauts.

Des thèmes complexes

L’auteure aborde des thèmes difficiles tels que les agressions sexuelles, le suicide, le sentiment de honte des victimes, l’impression de non-retour… Ce sont des sujets compliqués à manier mais Claire Berthomy s’en sort très bien. Elle réussi à nous rendre empathique sans entrer dans le pathos.

Un travail éditorial…

…à améliorer. Si j’ai vraiment apprécié ma lecture, il n’en est pas de même pour le travail éditorial. En effet, j’ai été dérangée par certaines formulations. Tout d’abord, il y a l’erreur constante entre “des fois” et “parfois”. [Pour rappel “des fois” signifie de nombreuses fois tandis que “parfois” sert à montrer le caractère occasionnel d’une action.]

Puis, il y a la construction des phrases. Autant, il est possible d’utiliser des raccourcis de langage pour montrer qu’un personnage parle mal, autant ça n’est pas concevable de lire à chaque page “faut pas” en lieu et place de “il ne faut pas”. Dans un dialogue, ça passe. Dans une phrase descriptive du récit ? Non. L’éditrice m’a expliqué que c’est possible que la correctrice ait jugé préférable de les laisser pour suivre le trait de caractère du personnage. C’est une explication que je comprends, même si je ne suis pas d’accord avec. Ceci étant, l’histoire est très agréable et si vous êtes moins rigides que moi, vous passerez un bon moment.

trois
angelique