Née du désir profond de la reine Hippolyte d’avoir un enfant, Diana vit ses premières années entre quatre murs, elle que l’effronterie et l’inépuisable curiosité poussent pourtant sans cesse vers le monde extérieur. Les obligations liées à son rang et la destinée que les amazones semblent déjà avoir tracée pour elle ne lui conviennent pas. Elle en est convaincue, son avenir est ailleurs, et sa rencontre avec le pilote Steve Trevor ne fera que confirmer son ressenti. Car même le coeur de la légendaire Wonder Woman n’échappe pas à l’adage : il a ses raisons que la raison ignore, et il est prêt à la mener jusqu’au bout du monde !


Chronique réalisée en tout honnêteté suite à un partenariat avec les éditions Urban Link. Merci à eux pour leur confiance.

C’est mon tout premier comics de la franchise DC, et ce fut un coup de coeur. Wonder Woman aka Diana Prince est ma super-héroine préférée depuis à peu près toujours et le film n’avait fait que renforcer mon appréciation de son personnage. Je trouve ce comics particulièrement bien travaillé, et cela vient sûrement de son format. Il m’a beaucoup surpris, notamment car il est lourd et épais, je m’attendais à bien plus fin, mais c’est un excellent point. En effet, cela nous permet d’avoir accès une histoire complète ainsi qu’à un développement de l’univers et des personnages plus difficiles en temps normal. Bien que je connaissais déjà le personnage et son histoire, assez similaire au film au final, les différentes périodes de la vie de Diana sont explicitées et décrites à merveille. Mon seul reproche au final, c’est que les écritures sont très petites et cela peut déranger à la lecture et demander plus de concentration. Pour un comics, je l’ai trouvé fluide avec tant d’informations et de couleurs mêlées.

Les planches sont riches en détails, les couleurs vives sont vraiment sublimes et le design m’a particulièrement plu, notamment sur l’île de Themyscira où la beauté ressort par le trait. C’est la partie que j’ai préféré, qui englobe l’enfance et l’adolescence de Diana. Elle y apprend à se battre avec Alcippe, personnage fort et comprend les rouages du destin. On part des origines de Wonder Woman, choyée car sa mère est la reine des Amazones mais qui se sent attirée par l’extérieur sans rien en connaitre. J’apprécie particulièrement ce peuple de femmes guerrières et sages et le rapport à la mythologie qu’elles entretiennent. Les décors sur l’île étaient sublimes (presque divins) et l’inspiration grecque des vêtements m’a tout autant saisie. La majeure partie du comics s’y déroule au final, et cela m’a bien plu. C’est une mise en place qui permet d’explorer plus en profondeur les Amazones, les luttes de pouvoir et le personnage de Diana qui grandit, se remet en question et se positionne face à des choix difficiles.

Wonder Woman - Legendary - BD, informations, cotes

Les réflexions sont saisissantes, notamment sur la noirceur de l’être humain, la difficulté à vivre dans la paix pour toujours même pour une nation pacifique. La partie à l’extérieur, en plein milieu de la Seconde Guerre mondiale terrible, était moins agréable mais vraiment importante pour le développement de Diana, afin qu’elle devienne Wonder Woman et comprenne ce qu’elle doit faire pour aider les humains. Faire apparaitre les personnages extérieurs de Gaïa, des Titans, des Dieux ajoutait de la complexité à l’intrigue. Mais les humains que l’on suit ont un caractère tout autant travaillé, du méchant qui peine à trouver une rédemption, à Etta, devenue la meilleure amie de Diana à force de courage et de persévérance. C’est un personnage très intéressant et drôle, qui ajoute de la couleur et du peps à la vie et au caractère un peu morne de Diana. Elle est à la fois touchante et loyale, prête à croire l’Amazone pour essayer de la protéger. L’histoire avec Trevor, le pilote dont tombe amoureuse Wonder Woman reste en surface, ce qui évite à la relation amoureuse de prendre trop de place et permet ainsi à Diana de s’épanouir par elle-même, faisant ressortir le féminisme du récit.

coup de coeurgraziella