Et si Wendy s’était rendue au Pays Imaginaire… avec le Capitaine Crochet ?Wendy Darling a 16 ans et sa vie est loin de ressembler à ce qu’elle avait imaginé. Piégée dans la torpeur d’une grande maison vide après le départ de ses frères en pensionnat, contrainte d’assister aux réceptions ennuyeuses données par ses parents qui, en outre, ont décidé de l’envoyer en Irlande comme gouvernante, Wendy aurait aimé que sa vie soit différente. Sa seule échappatoire est l’écriture, et elle passe tout son temps libre à coucher sur papier les contes du Pays Imaginaire. Ainsi, lorsqu’un bateau pirate se présente et que son capitaine lui promet de l’y accompagner, Wendy n’hésite pas une seconde et passe un pacte avec le diable. Mais elle découvre vite que ce n’est pas le petit paradis qu’elle imaginait… D’étranges menaces se manifestent et le Capitaine Crochet ne tarde pas à révéler ses plans diaboliques pour détruire toute la magie de ce monde dont elle a tant rêvé. Malgré l’animosité af chée d’une petite fée nommée Clochette, elles n’auront d’autre choix que de s’allier pour tenter de sauver Peter Pan – et le Pays Imaginaire. Ceci n’est pas l’histoire de Peter Pan telle que vous la connaissez. C’est une histoire d’espoir. De rêve. De courage. Une histoire où seul un détail peut tout changer.


J’étais absolument surexcitée de commencer ce livre. Peter Pan est un conte que j’apprécie beaucoup, et je suis toujours à la recherche de réécriture ou d’adaptation de ce personnage. J’étais tombée complètement sous le charme de Lost Boy par Christina Henry et de son interprétation sombre et tordu de Peter en tant que gourou impitoyable et sanguinaire d’une bande d’enfants cruels. Je me doutais que je n’allais pas trouvé un récit aussi sordide, étant donné que c’est une série appartenant à Disney, mais je voulais un minimum de dilemme moral. Et j’ai été servie ! Dommage que ça n’a duré qu’une centaine de pages.

Ce récit suit Wendy, qui a fait un marché avec le capitaine Crochet : l’âme de Peter contre un passage vers le Pays imaginaire. J’ai été charmée par le début de ce roman, par la façon dont Wendy décrit Londres comme une ville sombre et mélancolique, par son séjour avec les pirates, qui étaient ridicules mais franchement instables. J’espérais vraiment que l’autrice allait continuer sur cette lancée, ce qui n’a pas été le cas. Une fois arrivé au Pays imaginaire, les choses se sont dégradées à toute vitesse. Le rythme pourtant endiablé du début de roman a brusquement ralenti jusqu’à stagner complètement. L’unique raison de la présence de Wendy au Pays imaginaire est d’aider Peter à retrouver son ombre ; alors pourquoi ai-je dû attendre presque 400 pages pour le voir ? Et juste pour une scène, qui plus est…

En réalité, je pense que ce livre n’est qu’une longue promenade où Wendy décrit tout ce qu’elle voit au Pays imaginaire, des plantes aux bestioles en passant par les Garçons perdus. Il n’y a aucune action qui vienne pimenter un peu le récit, et le fait que Wendy n’ait aucune personnalité n’aide pas. Elle se contente d’acquiescer à ce que tout le monde dit, pense être à l’origine de tout le Pays imaginaire puis se montre vexée et triste quand quelqu’un lui fait remarquer que non, tout le mérite ne lui revient pas, et cumule erreur après erreur. Elle fait tout pour être appréciée par tout le monde et se contente de geindre quand sa stratégie lui revient en plein dans la figure. Je n’aurais jamais pensé dire ça, mais les pirates psychopathes et la fée Clochette étaient les seuls points positifs de ce roman.

deux
coralie