Au royaume des couleurs, c’est en noir et blanc qu’on voit le mieux. Chromatopia, un royaume où chaque couleur représente une caste sociale. Où il est impossible de se dérober à son destin. Aequo, teinturier de la Nuance Jaune, s’apprête à reprendre la prestigieuse entreprise familiale. Mais après un accident, il perd la vision des couleurs… Hyacintha, orpheline de la Nuance Bleue, tente de survivre comme elle peut en bas de la Cité, où règnent la misère et la pauvreté. Jusqu’au jour où on lui propose un marché pour retrouver ses parents… Améthyste, Princesse du Royaume, doit choisir le futur Roi parmi ses prétendants. De ce choix dépend l’avenir de Chromatopia… Ils ne le savent pas encore, mais tout peut changer grâce à eux.

:rainbow_flag: Personnages LGBT+ (perso trans, gay…)


Étant une fan de dystopie, je ne pouvais pas passer à côté de Chromatopia, un one-shot qui mêle habilement rébellion et intrigue politique. Mais parce qu’il se révèle très classique dans sa construction, je le recommande avant tout aux amoureux du genre. Voyons cela plus en détail !

Un monde où chaque couleur a sa propre signification

C’est ce qui fait, à mon sens, toute l’originalité de ce roman. Bien que le système de castes soit extrêmement courant, l’utilisation des couleurs ajoute un petit quelque chose. Ainsi, chaque couleur a sa propre fonction, ses propres privilèges. Par exemple, la Nuance Verte est constituée de serviteurs, tandis que la Nuance Rouge regroupe la noblesse. Comme vous pouvez l’imaginer, les disparités sont grandes entre chaque caste et il est difficile, voire dangereux, d’essayer de s’élever au-dessus de sa condition !

Trois héros aux origines différentes, mais réunis en un seul combat

Au début de l’histoire, Aequo, Hyacintha et Améthyste ne se connaissent pas. Pourtant, ils seront amenés à se rencontrer afin de bouleverser l’ordre établi. Le récit débute avec Aequo, apprenti teinturier de la Nuance Jaune. Alors que son avenir semblait tout tracé, il perd subitement la vision des couleurs à la suite d’un accident. Et voilà qu’il remet tout en cause : son métier, ses aspirations… et même la Nuance qui l’a vu naître ! Néanmoins, si ce personnage porte très bien l’histoire, je l’ai trouvé trop indécis, inconstant même.

En vérité, je lui ai préféré Améthyste, la princesse du royaume. Confrontée à un choix impossible, celui de désigner le futur roi, elle ne rêve que d’une chose : être libre de régner comme elle l’entend. Et pour cela, elle est prête à renoncer à son confort. En bref, une héroïne au tempérament de feu qui se révèlera dans la seconde moitié de Chromatopia.

Enfin, n’oublions pas Hyacintha, orpheline de la Nuance Bleue. Elle est au plus bas de l’échelle sociale, raison pour laquelle son langage est extrêmement familier. J’ai mis un peu de temps à m’y habituer, à dépasser cette barrière, mais j’ai fini par apprécier cette jeune fille, notamment pour son courage. En effet, nombreux sont ceux qui tenteront de la manipuler durant les heures les plus sombres de la rébellion…

Un manque d’originalité compensé par une réelle maîtrise de l’intrigue

C’est probablement le plus grand reproche que l’on puisse formuler au sujet de ce livre. Oui, son déroulé est classique, prévisible même. Cependant, lorsque l’on apprécie le schéma de la dystopie, on ne peut qu’admirer la manière dont l’autrice a construit son scénario. Tout est parfaitement équilibré : l’action est constante, les révélations arrivent à point nommé et les multiples rebondissements nous poussent à tourner les pages, jusqu’au grand final !

trois
Les Fantasy d'Amanda