Ludwig Mueller est un traducteur-interprète allemand aux ordres du parti hitlérien. Alors que la Seconde Guerre mondiale entame un virage inquiétant, ce mari désabusé et père peu préoccupé par sa famille est envoyé à Hiroshima afin de travailler sur des documents confidentiels, au contenu crypté. Là-bas, il lui est cependant impossible d’échapper à ses tourments qui se gravent dans sa chair et lui causent d’intenses douleurs. C’est alors que sa rencontre avec une belle Japonaise va bouleverser toutes ses convictions, jusqu’au plus profond de son âme…

TW : Deuxième guerre mondiale


Chronique réalisée en toute honnêteté suite à un partenariat avec les éditions Dupuis. Merci à Jocelyne pour sa confiance.

Cet album est initialement tiré d’une oeuvre de Thilde Barboni que l’auteur va adapter avec l’aide d’Olivier Cinna. Un fonctionnaire nazi va ainsi être envoyé au Japon afin de traduire des documents confidentiels. Il quitte sa femme et son fils mais ne semble pas réellement touché par cela car celui-ci est dépeint comme un homme frustré, non satisfait de sa vie et souffrant d’un extrême ennui. Je trouve que le personnage principal est assez antipathique. De plus, on sait qu’il travaille pour les nazis mais son rôle dans cette guerre n’est pas plus décrit. Il semble neutre mais rien de plus n’est dit. En outre, son insatisfaction ne va pas non plus être approfondie : Ludwig n’aime pas sa vie, sa femme et ne semble pas plus être attaché à son fils et on peut émettre l’hypothèse que c’est son rôle au sein de cette guerre qui le rend si mal mais cela n’est pas plus explicité.

© Dupuis

La majorité de l’histoire va néanmoins se passer au Japon et c’est là que Ludwig va rencontrer une femme japonaise qui va rendre ses journées moins mornes. Il en tombe amoureux et le récit se concentre sur leur lien. Puis la guerre les rattrape et le traducteur va devoir faire face à ses responsabilités. Honnêtement je reste assez dubitative parce que d’une part, le récit commence avec des planches illustrant une rencontre et une relation sexuelle entre deux personnages et je n’ai pas compris l’intérêt de ce début d’histoire. Puis la fin se reconcentre sur la destruction d’Hiroshima et c’est au final la partie de la bande-dessinée qui m’a le plus touchée. Les dessins et les choix scénaristiques reflétaient parfaitement la détresse et le chaos de ce désastre.

Pour résumer, je n’ai pas réellement apprécié l’histoire au delà des dernières pages. Je trouve qu’elle manquait de profondeur et qu’elle aurait gagné à être mieux développée notamment au niveau des sentiments, des pensées des deux principaux personnages. Enfin, je tiens à dire que j’ai eu un véritable coup de cœur pour la couverture que je trouve poétique et sublime.

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