Autrefois, il était connu sous le nom de Wyvern, Seigneur du Haut Feu, et son ombre terrifiait les masses. Aujourd’hui, il n’est que Vern, vautré dans le bayou où il se cache, matant Netflix non-stop en tee-shirt Flashdance et sifflant de la vodka à longueur de journée. Mais, contrairement aux autres membres de son espèce, il a survécu. Malheureusement, aucune quantité d’alcool ne peut combler son immense solitude. C’est alors que le hasard lui propose une alliance inattendue… Aboutira-t-elle à l’extinction de sa race ou au retour de ses jours de gloire ? 

TW : violence, meurtres


Chronique réalisée en toute honnêteté suite à un partenariat avec les éditions Pygmalion. Merci à Julie pour sa confiance.

Le Dernier Dragon sur Terre est l’histoire de Vern, le dernier dragon, à sa connaissance, encore vivant, de Squib, un adolescent casse-cou, et de Hooke, un constable définitivement louche et dangereux. Tout ce petit monde vit au même endroit, un marais un peu miteux au milieu de nulle part, et se retrouve lié de manière fort inattendue. Pour Vern, cela peut signifier deux choses : soit sa disparition prochaine, et donc de son espèce, soit couler des jours tranquille pour encore quelques décennies. C’est un roman qui nous montre une très belle amitié, un peu atypique, entre un humain et un dragon. 

A la lecture de la quatrième de couverture, j’avais conscience que l’histoire allait probablement me surprendre. Le dragon de ce livre n’est pas un dragon traditionnel, et j’avoue que cette partie m’a pas mal plu. Squib, l’adolescent, est un personnage plein d’humour et attachant, et il a gagné ma préférence tout au long de ce livre. En revanche, j’avoue que je ne m’attendais pas à ce genre d’histoire. On est clairement sur une histoire de gangsters, avec un constable qui a les mains pleines de sang, dans un environnement où règne la loi du plus fort. Je dois dire que cela m’a un peu perturbée. 

J’ai aimé l’histoire globalement, même si elle est loin de ce que je lis d’habitude. Le mélange de la fantasy et de ce qui fait un peu polar est bien menée, mais j’ai moins accroché à l’écriture. Je n’ai pas lu Artémis Fowl, donc je ne saurai pas vous dire si le style est différent ou non, mais pour moi, ça n’a pas fonctionné. J’ai trouvé le livre assez inégal, avec des scènes vraiment prenantes, et d’autres beaucoup plus lentes. Je maintiens tout de même que c’était une lecture intéressante et sympathique.

trois
philippine

Je ne connaissais pas Eoin Colfer avant de lire le Dernier Dragon sur Terre. Si j’en avais plus su sur son penchant les anti-héros, j’aurais certainement passé mon chemin. Cette lecture était… longue et fastidieuse. J’ai vraiment eu du mal à rentrer dans l’histoire et je me demande si je ne suis pas totalement passée à côté. Ce qui est fort probable. J’ai trouvé le récit assez déconstruit et les traits des personnages un peu trop grossiers, à la limite de la facilité.

Malgré tout, certains thèmes abordés ne laissent pas indifférents et j’ai même trouvé plus d’une réflexion assez pertinente, même si ça se perd un peu dans le récit. Je n’ai pas réussi à m’attacher à Vern et Squib, même s’ils ont parfois su me faire rire. J’ai détesté le constable (et c’est peut-être une bonne chose au final, ça veut dire que l’auteur à réussi à me faire ressentir une émotion forte). Pour conclure, je pense que c’est un de ces livres pour lesquels ça passe ou ça casse et que je n’étais pas la cible…

deux
angelique