Charlie déteste Blade, et Blade le lui rend bien. Elle a essayé de s’entendre avec ce grand brun – vraiment ! – mais entre eux, ça ne passe pas. Le problème, c’est que Blade est un ami de James, le nouveau petit copain de la meilleure amie de Charlie. Alors, autant dire que l’éviter est sans espoir car, si les filles ont la réputation de n’aller aux toilettes qu’à deux, les hommes, eux, sont visiblement incapables de boire une bière sans leurs homologues testostéronés. Mais, quand les soirées évoluent dangereusement vers un projet de vacances en groupe pour les fêtes de fin d’année, Charlie comprend qu’elle est fichue. Car, s’il y a une chose qu’elle déteste encore plus que Blade, c’est bien Noël. Et, si Blade l’apprend, il va tout faire pour que ce séjour en Laponie devienne son pire cauchemar.


Je lis rarement de la romance mais cette fois-ci il me fallait une lecture doudou… C’est exactement comme cela que je peux vous « vendre » ce roman de Juliette Bonte : une lecture qui réconforte, qui nous fait sentir bien et qui nous fait voyager dans les contrées de Noël.

Une ambiance cocon

Juliette Bonte arrive à nous intégrer dans une ambiance vraiment « cocooning », chaleureuse tout au long du récit. Le lecteur fait son entrée au coeur d’une bande d’amis assez atypique car deux personnes n’arrivent pas à se piffrer… Et malheureusement pour eux, ils ne peuvent que se supporter car leurs meilleurs amis respectifs sortent ensemble ! Charlie et Blade n’en finissent pas d’en faire voir, à l’une comme à l’autre, toutes les couleurs possibles et inimaginables. Tous les coups sont permis : abîmer (sans faire exprès) la voiture de l’un, organiser un voyage un Laponie pour faire sortir l’autre de ses gongs… Bref, une ambiance joyeuse, assez explosive mais avec laquelle il est impossible de nous ennuyer bien longtemps !

Des personnages authentiques

Ce que j’ai vraiment adoré dans ce roman c’est que le fait que l’auteure n’embellisse pas les personnages ou juste la réalité. Elle nous offre des personnages qui sont authentiques, avec leurs qualités et leurs défauts mais, le plus important, leurs faiblesses, leurs cicatrices et leurs douleurs. L’auteure ne tombe pas dans les clichés dramatiques, attention : elle met en avant des personnages qui ont leurs fragilités et qui les assument, qui se dévoilent au fil du roman et qui vont se reconstruire progressivement. Il y a une telle bienveillance sur le fait d’assumer d’avoir des faiblesses, que ça fait juste du bien de lire ça. Charlie et Blade ont chacun eu leur lot de souffrances, un chemin de vie pas facile… Pourtant ils ne cessent d’espérer et d’une certaine façon, c’est le plus beau message de ce récit.

lilie