Quand les Arthroplanes, des créatures insectoïdes à bord de vaisseaux vivants, ont déclarés aux humains que leur planète était mourante, les humains ont accepté leur sort : une grande évacuation était nécessaire. Transportés sur deux planètes jumelles à l’harmonie parfaite, un certain équilibre semble avoir été trouvé. Alors pourquoi demande-t-on à John d’aller vérifier si la terre est belle et bien morte ? Et pourquoi rallier son sol d’origine quand sa propre espèce n’y a plus mis les pieds depuis des centaines de générations ?


Chronique réalisée en tout honnêteté suite à un partenariat avec les éditions ActuSF. Merci à Jérôme pour sa confiance.

Quand on vous dit Megan Lindholm, il y a peu de chance que ça vous en apprenne beaucoup sur le personnage. Mais si je vous dis Robin Hobb, cela risque de plus vous éclairer. Alien Earth est l’un des rares romans signé du vrai nom de l’autrice, et qui nous emmène dans un monde de science-fiction assez particulier qui a piqué ma curiosité. Dans ce monde, la Terre est inhabitable, et les humains ont été sauvés par une espèce extra-terrestre. Ils vivent désormais en harmonie avec leurs sauveurs, qui commandent d’immenses vaisseaux vivants.

J’ai trouvé ce monde très intéressant, et assez différent de ce que j’ai l’habitude de voir en science-fiction. Le fait que la technologie présentée soit vivante, impliquant une certaine relation symbiotique avec les extraterrestres, est certainement ce qui m’a le plus plu. La façon dont les êtres humains ont évolué après avoir quitté la Terre était également intrigante, et permet de soulever des interrogations sur notre propre monde. Les hommes sont désormais plus petits, plus délicats, plus androgynes, ils se sont adaptés à leurs nouvelles planètes, et le personnage principal, John, est souvent perdu face à ces changements. Il est le premier témoin de cette évolution à cause de ses nombreux voyages dans l’espace, qui le poussent dans un sommeil qui stabilise sa croissance et son vieillissement. En conséquence, il est un narrateur assez attachant, qui permet au lecteur de s’interroger et de s’étonner à son rythme.

Malgré le gros potentiel de ce livre, je n’ai malheureusement pas été capable de vraiment me plonger dans l’histoire proposée. J’ai trouvé le style assez dense et inaccessible, les personnages cachés derrière une façade infranchissable, et le rythme trop lent pour vraiment piquer mon intérêt et le conserver jusqu’au bout. Je vais probablement lui redonner une chance d’ici quelques temps, quand je serai d’humeur à lire un roman de cette trempe, qui nécessite tout de même assez de concentration. Mais si vous êtes fans du genre de la science-fiction, que vous aimez les récits qui sortent des clous, ou que vous appréciez tout simplement cette autrice, je ne peux que vous le recommander !

deux
coralie