Il était une fois un roi dépressif. Il était une fois un roi dépressif qui s’était laissé séduire par une sorcière avide de pouvoir. Il était une fois deux petits malfrats, Tracnar et Faribol, voleurs de bas étage, roublards et peu scrupuleux, qui étaient loin d’imaginer que leurs chemins allaient croiser celui de la princesse Félicity, la fille unique du roi. Il était une fois une princesse dont l’âme était prisonnière de Perfidy, la sorcière. Il était une fois un conte dont Charles Perrault ou les frères Grimm auraient aimé écrire l’histoire et que l’on va vous conter.


Chronique réalisée en toute honnêteté suite à un partenariat avec les éditions Bamboo. Merci à Sophie pour sa confiance.

Avec Tracnar & Faribol, on nous emmène dans un conte à l’ambiance très sympathique. On y découvre un univers médiéval, déjà de par l’intrigue avec un roi, une princesse victime d’un maléfice, des voleurs, mais aussi visuellement et à travers le vocabulaire utilisé, j’adore me retrouver dépaysée grâce au langage, et j’ai trouvé ça très plaisant à lire et à découvrir comme atmosphère.

L’auteur s’est inspiré de plusieurs œuvres pour écrire son histoire, avec avant tout le Roman de Renart, j’y ai trouvé aussi des airs des Fables de la Fontaine (dont il y a quelques références directes), ou même de Robin des Bois, avec évidemment ce renard en personnage principal. On y suit des personnages anthropomorphiques, donc des animaux à l’allure humaine, et on retrouve des images assez communes comme la figure du lion pour le roi, l’image du renard rusé pour un voleur… L’auteur a volontairement décidé d’utiliser cet imaginaire collectif pour créer son univers, et justement, même en utilisant ces images vues et revues, l’auteur arrive quand même à nous entraîner dans son histoire.

© Bamboo

Enfin visuellement, j’ai beaucoup aimé, je me suis retrouvée immergée immédiatement dans cette « contrée légendaire ». J’y ai trouvé un réel travail sur les couleurs, la lumière, pour créer des ambiances, des ressentis différents. Je trouve ça toujours super aussi d’avoir un cahier graphique à la fin de la BD, pour découvrir les inspirations de l’auteur, des croquis préliminaires, ça permet d’aller plus loin une fois l’histoire terminée et c’est toujours un bon point selon moi.

En résumé, j’ai passé un chouette moment avec cette BD, j’ai adoré cette ambiance médiévale qui a réussi à me transporter dans l’univers de Tracnar, Faribol et Felicity, tout ça pendant que je restais bien au chaud sous mon plaid.

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