Il est grand comme une montagne, il a des oreilles immenses, des dents comme des cornes… Mais il en faut plus pour faire peur aux petits Marsus. N’écoutant que leur courage, ils partent à la recherche de ce redoutable monstre camouflé dans la jungle. Et s’il n’était pas si terrible ni si différent d’eux ?


Chronique réalisée en toute honnêteté suite à un partenariat avec les éditions Little Urban. Merci à eux pour leur confiance.

Vous connaissez probablement tous les Marsupilamis. C’est un animal imaginaire créé par un dessinateur, qui a ensuite eu droit à son propre dessin animé. Désormais, la créature fantastique est souvent reprise, notamment par Benjamin Chaud dans sa série d’albums sur une famille de Marsus. On suit les aventures de trois frères et sœurs intrépides. Dans le cinquième album de cette série (dont les tomes peuvent se lire indépendamment toutefois) les trois Marsus observent leur jungle détruite. Ils partent donc à la recherche du « monstre » destructeur pour finalement tomber sur un … éléphant qui pleure ! Un éléphant dans la jungle ? Ce n’est pas commun. Ayant perdu sa tribu, les Marsus décident de l’aider et de l’intégrer à leur propre famille.

Véritable récit sur l’acceptation des autres malgré leur différence, l’album apporte de très bons messages aux enfants qui seront ravis de découvrir cet album très grand qui les impressionnera. Les couleurs vibrantes accompagnées d’un trait maîtrisé mais dans un style enfantin attrapent leur attention pour suivre ce récit doudou. On leur montre ainsi de nombreux animaux de la jungle, ainsi que la faune et la flore, on joue sur les mots, sur le vocabulaire, et surtout, on observe la construction d’une famille atypique. On montre finalement aux enfants que ce ne sont pas les liens du sang ni les ressemblances qui font une famille, mais plutôt la bienveillance, le réconfort et le fait de se sentir comme dans un cocon. Accepter les autres malgré leurs différences, telle est la clef d’une vraie famille sereine.

© Little Urban

De plus, pour une fois, nous ne sommes pas dans un récit où les protagonistes tentent de retrouver les parents de celui les ayant perdus : en l’occurrence, l’éléphant doit apprendre à accepter cette terrible perte… Ces messages sont bien véhiculés, inconsciemment. L’ayant lu dans deux classes de petite section, j’ai pu relever que les enfants étaient réellement curieux face à ce livre. Il n’est ni trop court ni trop long pour être lu en classe bien qu’il faille noter que sa pluralité de détails dans le dessin ont fait beaucoup parler les élèves. Ils ont tous été captivés par cet ouvrage, et ont souvent été impressionnés par sa taille.

coup de coeur
lolita