Dans les bois vit la princesse au visage de nuit ; ses yeux sont des étoiles et ses cheveux l’obscur. Hugo, enfant violenté par ses parents, s’est enfui avec ses amis dans la forêt, à la recherche de la princesse au visage de nuit, qui exaucerait les vœux des enfants malheureux… Il est ressorti du bois seul et sans souvenirs, et a été placé dans une famille d’accueil. Vingt ans plus tard, alors qu’il a tout fait pour oublier son enfance, Hugo apprend la mort de ses parents. Mais, de retour dans le village de son enfance, il découvre que ses parents auraient été assassinés, et d’étranges événements se produisent. La petite voiture de son enfance réapparaît comme par magie. De mystérieuses lueurs brillent dans les bois. Les orages soufflent des prénoms dans le vent.

TW : maltraitance, mort, pédophilie, tentative de suicide


Chronique réalisée en tout honnêteté en partenariat avec les éditions HSN. Merci à Vincent pour sa confiance.

Munissez-vous d’une boisson chaude, glissez-vous sous un plaid et armez-vous d’une lumière qui ne laisse nulle place aux ombres pour découvrir ce livre qui va vous plonger au coeur d’obscurs secrets et d’une forêt où rode une mystérieuse princesse !

Ce roman, en mêlant policier et fantastique, traite de sujets durs de manière originale. On se demande constamment ce qui va relever de la logique et ce qui va être expliqué par le paranormal. Ce qui fait que le suspense est conservé juqu’à la dernière page. J’ai personnellement été agréablement surprise par le dénouement qui a su doser avec intelligence le rationnel et le magique.

De plus, la plume de l’auteur est agréable et l’intrigue dynamique. Pourtant, je n’ai pas été à fond dans ma lecture car les personnages principaux m’ont laissé indifférente… J’ai trouvé Hugo agaçant, sa bande d’amis puérile et la gendarme plate. Les personnages secondaires sont eux plus intéressants et certains m’ont même donné la chair de poule. Finalement, c’est une bonne lecture qui aurait mérité des personnages à la hauteur d’une l’intrigue qui elle m’a prise de court ! P.S : l’objet livre est particulièrement magnifique.

Si vous aimez frissonner de peur (mais pas trop !), alors qu’une tempête fait rage au dehors, je vous recommande sans hésiter La Princesse au visage de nuit. La plume délicieusement incisive de David Bry nous plonge dans une ambiance glauque qui s’enrichit de phénomènes étranges, souvent inexpliqués…

Si, personnellement, je regrette que ce soit davantage un roman policier qu’un récit fantastique, cela n’a pas entaché mon plaisir de lecture, bien au contraire. Sans être complexe, l’enquête est bien menée, nous emmenant sur les traces d’un passé que le héros s’est pourtant efforcé d’oublier. Ce dernier m’a beaucoup touchée par son envie de se reconstruire, même s’il a conscience des traces que les sévices ont laissées, sinon sur son corps, sur son âme.

Bon, je l’admets, j’attendais plus de ses amis parisiens qui prétendent être présents pour lui – et c’est vrai, en un sens ! -, mais ne semblent pas décidés à l’aider de manière concrète. Heureusement, Anne, la gendarme en charge de l’enquête, le soutient dans ses recherches, même les plus insolites. J’ai craint un moment que l’auteur ne tombe dans le cliché quant à leur relation, mais non. Ouf !

En fait, le véritable bémol selon moi concerne la fin. Attention, celle-ci m’a plu, mais j’en voulais plus. Plus d’explications, plus de fantastique. Bref, plus de pages ! C’est bien la preuve que David Bry a su m’emporter dans son histoire…

quatre

Entre sa jolie couverture sombre, son titre mystérieux et son résumé évoquant des sujets lourds, le ton est donné : La princesse au visage de nuit ne va pas être une promenade de santé. Mais bizarrement, on s’y laisse embarquer très facilement !

Je ne suis pas une grande lectrice de romans policiers (plus par manque d’habitude qu’autre chose), mais j’ai aimé la construction de celui-ci, jusqu’à la fin je m’interrogeais sur ce qui reliait les différents éléments entre eux, et sur l’existence de cette fameuse Princesse au visage de nuit. Le fait que la frontière entre fantastique et rationnel soit si mince est un peu perturbant, mais ça participe à l’ambiance de ce roman.

D’ailleurs, j’ai particulièrement aimé cette ambiance, l’auteur la maîtrise de bout en bout, avec ce village de Saint-Cyr pas forcément rassurant (c’est un euphémisme, je vous mentirais si je vous disais que je n’ai pas parfois attendu qu’il fasse jour pour reprendre ma lecture, grande froussarde que je suis), les personnages tous plus brisés les uns que les autres et cette histoire plutôt glauque dont on découvre progressivement tous les aspects.

Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman, même s’il m’a manqué quelque chose (que je n’arrive pas à identifier…) pour en faire une excellente lecture, je le recommande à ceux qui voudraient passer un moment avec un roman légèrement creepy cet automne (ou les suivants) !

trois
charlene