Je m’appelle Damien Hachett : 34 ans, légiste et, à peine sorti de ses diplômes, catapulté médecin chef à l’Institut Médico-Judiciaire. Tard le soir, entre deux macchabées carbonisés ou livrés coupés en morceux dans un joli paquet cadeau, j’écris aussi des bouquins. Jusqu’à ce qu’une nuit, mon plus vieux lecteur, à qui j’ai dédicacé le 77ème exemplaire de mon premier roman, m’attende sagement sur ma table d’autopsie. Bien…et maintenant, que les ennuis commencent !


Chronique réalisée en toute honnêteté suite à un partenariat avec Beta Publisher. Merci à Jane pour sa confiance.

Récemment nommé à chef à l’Institut Médico-légal de Paris suite au décès brutal de son mentor, Damien Hachett porte le service sur ses épaules malgré lui. Son quotidien se retrouve totalement chamboulé lorsque les cadavres s’accumulent de façon frénétique sur sa table d’opération. Outre les conditions étranges des décès et la présence d’une bouillie blanche dans les organes, les morts sont toujours plus ou moins liés à la vie personnelle du Dr Hachett. Dans la montagne de corps sans vie et au milieu des boyaux, il va tenter de démêler cette affaire sans jambe ni tête. Plus qu’une enquête de médecine pure, il tient à comprendre comment et pourquoi il se retrouve pris au piège dans ce macabre décor…

Ce thriller avait toute la substance nécessaire pour éveiller la curiosité d’un.e lecteur.trice qui aime les enquêtes policières et les étrangetés médicales. Si on est à la recherche du gore et de l’horreur, d’étrangetés, de violences et d’absurde, le mélange nous est servi sur un tableau métallique. L’intrigue avait de quoi séduire. Pourtant, bons nombres d’éléments viennent gâcher ce spectacle lugubre.

Tout d’abord, le style de l’auteur (et de Damien Hachett, car le roman est écrit à la première personne) est un fouillis sans nom. Les paraphrases plus longues qu’un intestin grêle. Les jeux de mots à répétition ne sont pas particulièrement drôles et en deviennent même indigestes. De plus, les événements tragiques sont tellement dans « l’extra-gore », qu’ils en deviennent ridicules. À trop vouloir en faire, les tableaux funèbres se transforment en peintures grotesques. Pour ce qui est de la partie humoristique, je la cherche encore… Malheureusement, Henri Duboc avait les pinceaux en mains pour peindre un magnifique paysage sanglant à souhait, mais le résultat final n’est pas à la hauteur de ce qui aurait pu en découler.

deux
elodie