Marie vient d’intégrer une école de journalisme. Elle décide d’enquêter sur les coulisses de la mode et sur les conditions de travail des ouvrières dans les usines textiles. Au cours de ses recherches, elle tombe sur un compte Instagram qui prend pour cible Yamaki, un célèbre mannequin. La top modèle vient de se suicider. Et Marie la connaît : il s’agit de la fille adoptive de Luca Snyder, le puissant homme d’affaires, dont elle a révélé les crimes au grand public avec l’aide de Léo et Andréa. Luca Snyder est persuadé qu’ils sont responsables de la mort de sa fille. Il est prêt à tout pour se venger…

Retrouvez ma chronique du tome 1.

✊🏽 Personnage principal noir (métisse)

TW : cyber-harcèlement


Après l’industrie des nouvelles technologies, le cap est mis sur celui de la mode.

Le premier tome de la série Blackbone avait porté sur les coulisses de l’industrie des nouvelles technologies. Une lecture enrichissante que je vous recommande fortement. Dans ce nouveau volet, les auteur.es nous font voyager dans le secteur de la mode. Un secteur en constante évolution dont les retombées écologiques sont désastreuses.

Retrouver ce collectif qui m’a tant fait rêvé pour ses combats et sa démarche politique, m’a fait un grand bien. Les événements passés ont vraiment affectés nos héros. Entre déprimes, doutes, traumatismes, chacun des membres de l’équipe essaient de remonter la pente. Même l’antagoniste Lucas Snyder a un peu perdu de sa superbe.

C’est pourtant, un évènement qui va relancer la dynamique du groupe. Ils vont s’intéresser à l’industrie de la mode. J’ai retrouvé les éléments qui m’avaient fait aimer cette série. Une intrigue riche, qui soulève une prise de conscience chez le lecteur.

Une intrigue avec une forte dimension humaine.

Ce tome a une dimension humaine qui m’a touché. Bien qu’il ait été moins dans l’action (pour moi), d’autres aspects ont réussi à le rendre captivant et touchant. J’ai apprécié suivre Marie à l’école de journalisme et découvrir les difficultés qu’elle devra surmonter pendant sa formation et également les nouvelles amitiés qu’elle va construire. J’ai aimé voir une autre facette de Léo, à laquelle je ne m’attendais pas. Toujours dans la même optique, j’ai apprécié l’immersion au Cambodge. Le fait de plonger dans le quotidien de ces ouvrières à travers le personnage de Sohan m’a révolté. C’est aussi ça la force de cette série. Elle arrive à nous transporter auprès de personnages attachants, en nous livrant leur réalité. Merci à ce collectif d’auteur.es de les faire exister.

Cette lecture, je vous la recommande. C’est un devoir, pour nous d’avoir conscience de ce qui se passe à l’autre bout du monde. Il ne faut pas qu’on se conforte dans nos privilèges, car la vérité nous dérange ou qu’elle n’est pas visible. Cette série me donne de l’espoir. Ouvrir les yeux sur ce qui se passe, pousse les consommateurs que nous sommes, à faire évoluer les choses. Et c’est possible en modifiant nos comportements. Car, après tout, c’est nous qui faisons ces industries.

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