L’heure de l’embrasement est venue. Tandis que l’épidémie provoquée par l’Ankou explose enfin au grand jour, Youna et son unité se retrouvent aux prises avec le groupe des Glatissants et leur chef, Mordred Pendragon. Tous n’ont qu’un objectif : retrouver Salvertia, l’unique arme capable de défaire l’Ankou mais tandis que chacun fait de son mieux pour rester en vie au milieu de l’enfer qui s’abat sur la zone celte, un nouveau danger émerge des ombres. L’ennemi n’est en effet pas toujours celui que l’on croit et la guerre qui s’enclenche pour la domination des terres celtiques sera sans pitié…

TW : violences physiques

Retrouvez nos chroniques du tome 1 et 2.


Chronique réalisée en toute honnêteté en partenariat avec les éditions Le temps éditeur. Merci à Thierry pour sa confiance.

Ce troisième tome était un tome que je redoutais mais aussi que j’attendais avec impatience. J’ai découvert cette saga à ses débuts et j’ai un attachement assez fort pour cet univers et les personnages, c’est comme avoir un peu grandi avec. Justine Morvan m’a fait découvrir l’urban fantasy et plus largement la mythologie celte !

Un univers toujours aussi passionnant

Justine Morvan nous plonge toujours au coeur d’un univers passionnant faisant écho aux légendes celtes, et en continuant à teinter d’une noirceur les péripéties dans lesquelles elle nous entraîne. L’unité 29 est toujours au coeur de l’intrigue et les masques tombent peu à peu… L’Ankou tient un rôle plus central dans ce troisième tome et on voit, progressivement, se dessiner le schéma assez sombre de ce personnage et son impact sur la société et sur O.R.A.C.L.E. Youna, Netun, Talmad, Eliaz et Devronn devront faire face à des révélations loin d’être plaisantes et un regard nouveau se posera sur O.R.A.C.L.E : l’organisation est loin d’être ce qu’elle prétend être… Les tensions sont très présentes dans cette suite, notamment entre les « Institutions » et les « Représentants » : YS City se mobilise plus fortement que O.R.A.C.L.E lorsqu’il est question de sauver la population face à l’épidémie…

Des personnages travaillés en profondeur

Une grosse surprise dans cette suite et la lumière qu’a fait l’auteure sur certains personnages assez ambigus depuis le début de la saga. L’unité 56 est à l’honneur dans ce troisième tome, totalement propulsée au coeur des opérations et ça fait vraiment du bien de se concentrer sur des nouvelles têtes. Il y a de belles progressions : Démétrius est un personnage qui suscite énormément de questions et un réel mystère tourne autour de lui, et de sa jumelle, Cérès. Justine Morvan nous surprend par le traitement de ce binôme qui se révèle être le jour et la nuit et souligne, par cette occasion, les relations toxiques pouvant exister au sein d’une fratrie… Justine Morvan parvient à donner une nouvelle épaisseur à son récit, à ses personnages et je suis très curieuse pour la tournure des événements et aussi pour la suite : je ne m’attendais pas à certaines révélations, ni à ce que certains personnages « retournent leur veste » !

En quelques mots : un troisième tome agréable avec beaucoup de rebondissements, beaucoup de révélations et des personnages plus matures. Les relations sont étoffées et la fin nous laisse vraiment sur une note très prenante : j’ai besoin du quatrième tome !

quatre
lilie

Après avoir littéralement dévoré le deuxième tome de cette série littéraire, j’avais hâte de découvrir la suite ! C’est malheureusement un bilan en demi-teinte pour moi …

Un deuxième tome trop bon ?

Le deuxième tome possédait tout ce que j’attends d’un bon roman de fantaisie ; de l’action à n’en plus finir, des rebondissements, de la magie, un développement des personnages accentué, de la psychologie, de nouvelles relations, un basculement dans l’action… et je pense que c’est parce qu’il possédait tout que Justine Morvan n’a pas réussi à faire aussi bien dans ce troisième tome. En effet, j’ai noté de nombreuses répétitions et ressassements dans cet ouvrage ; beaucoup de choses déjà dites et très explicites sont répétées plusieurs fois, il y a énormément de narration d’histoires passées qui n’ajoutent pas tant que ça au récit ; j’ai eu comme l’impression que l’autrice brodait un peu, manquait d’idées pour continuer la série et je décrirais la courbe de ce livre comme plate.

Mais ils foutent quoi, les personnages de ce bouquin, pendant l’apocalypse ?

Car ce qu’il se passe dans Oracle, c’est clairement une pandémie mortelle incontrôlable (ah, ça vous dit quelque chose ? C’est marrant, à moi aussi…) Pourtant, on a du mal à croire que le monde est grave en danger en lisant ce tome ; les personnages prennent leur temps, errent, n’ont pas l’air pressé du tout … et on a très peu d’action concrète ; ils se baladent d’un endroit à un autre, se battent un peu puis passent leur temps sur un bateau ! Mais concrètement, il faut que l’histoire avance ! Moi, personnellement, j’ai lâché, j’avoue ; ça s’essouffle, ça ramollit, l’autrice choisit des facilités de scénario qui m’ont fait grincer des dents. Bref ; on sent que l’autrice n’est pas inspirée et n’a pas grand chose à dire. Alors pourquoi faire un quatrième tome ? C’est la principale question que je me suis posée en terminant le bouquin. Il ne s’est presque rien passé dans ce tome et on attend une suite ; pour quoi faire ? J’ai du mal à saisir la logique, m’enfin ; j’espère sincèrement que la suite rattrapera ce troisième tome.

Ah, l’unité 29, je vous aime …

S’il y a une chose que je dois dire concernant ce livre, c’est que les personnages sont au top. C’est un plaisir de suivre tous (et je suis formelle ; tous, oui, même Cirès) les personnages dans ce roman. Ils connaissent une évolution remarquable, vont jusqu’à questionner leurs principes moraux et croyances jusque là absolues… Et c’est une chose que l’autrice maîtrise très bien ; malgré quelques facilités scénaristiques (désolée, je réitère, mais le deuxième tome était tellement bien… j’ai été déçue), il y a un réel retournement de situation que l’on avait absolument pas vu venir, qui est très bien pensé et que je trouve superbe. Ce qui est génial, c’est qu’on le vit littéralement en même temps que les personnages de l’unité 29 et que ceux-ci sont amenés à remettre en question les fondements même de leurs croyances et missions ; et si, et si… et s’ils étaient pas vraiment du côté des gentils, en fait ? Bref, j’aime l’unité 29 (surtout Eliaz) (et Devronn aussi en vrai) et les nouveaux personnages que l’on rencontre et auxquels on s’attache sont également très intéressants ; du balai la dualité du bien opposé au mal. Nos personnages sont, malgré leurs nombreuses caractéristiques fantastiques, profondément humains, après tout …

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