Février 2021. Perdu au milieu des châteaux de la Loire, Guy Lafaye, médecin de garde, doit gérer l’infarctus de sa collègue Margaret : une soignante américaine ayant fui la guerre pour la France. De l’autre côté de l’Atlantique, après l’annulation de la présidentielle américaine, un gouverneur républicain quitte l’Etat fédéral et précipite les USA dans leur IIème guerre de Sécession. Alors que l’Humanité patauge en plein Covid-21, dans quelles circonstances impossibles le destin de ces deux nations va-t-il se croiser ?

TW : épidémie et violence


Chronique réalisée en toute honnêteté suite à un partenariat avec les éditions Beta Publisher. Merci à Jane pour sa confiance.

La situation politique et sanitaire étant au beau fixe en ce moment, l’auteur de Darwin XXI a décidé de pimenter nos vies avec une épidémie et une élection américaine tendue (ironie vous l’aurez bien compris)… Et j’ai tout de suite été intriguée par ce speech pour le moins apocalyptique ! Tout d’abord, le thème de la médecine est très bien traitée. On saisit parfaitement la situation sans être submergé par des informations. Henri Duboc étant médecin, la vulgarisation scientifique est bien faite et rend le récit digeste et compréhensible.

J’ai aussi adoré la dimension politique du récit. Notamment, la politique intérieure américaine et la gestion des relations entre la France et les Etats-Unis. Les analyses des deux sociétés sont, je trouve, pertinentes et bien incorporées à l’intrigue. Le dosage entre action et description était parfait et je n’ai pas été confrontée à de longs paragraphes expliquant les modes de gouvernances.

Dès le début du roman, on est plongés dans l’action et on a à peine le temps de saisir la situation initiale qu’on se retrouve au milieu d’un chaos sans nom. J’ai apprécié cette intrigue explosive. Mais j’ai trouvé que sur le premier tiers du roman, l’intrigue tournait en rond et cela malgré la présence de nombreuses péripéties. Mais une fois que la situation se débloque, on arrive plus à lâcher le livre et on veut absolument connaître le dénouement.

La plume de l’auteur vive et drôle contribue aussi à la dynamique du roman. Elle est fluide et agréable à lire. Mais j’ai trouvé dommage qu’elle soit entâchée par une certaine vulgarité qui n’était pas toujours nécessaire dans le cadre du récit. A certains moments, elle retranscrivait bien la grossièreté d’un personnage, mais à d’autres elle rendait les dialogues incongrus. Mais malgré ce petit défaut, j’ai apprécié cette lecture pour les sujets d’actualité bien remaniés qu’elle traite et le cynisme des personnages.