Désormais Ombre, Senia est contrainte de quitter les bas quartier pour rencontrer sa nouvelle famille. Mais avant de pouvoir devenir une Ombre à part entière, elle doit se soumettre à un apprentissage fastidieux, sous la houlette de son nouveau maître, Dioxtian. Loin de ses amis, handicapée, elle va devoir réapprendre à vivre sans le don qui lui a sauvé maintes fois la vie. De son côté, Miodanscelle a pris la décision de reprendre la candidature de Tiarrukesh pour un siège au Conseil des Douze. Malgré le danger constant et son aversion pour la politique, elle fera tout pour confondre les meurtriers de son père. Ackis et Niowlella, quant à eux, passent leur temps à enquêter sur les intentions de leurs ennemis. Mais il semblerait que le complot soit de plus grosse envergure que prévu, et que leurs adversaires aient plusieurs coups d’avance sur eux. Nos quatre amis parviendront-ils à sauver la cité des Sang-Pur? Y survivront-ils?

Retrouvez la chronique du tome 1.


Chronique réalisée en toute honnêteté suite à un partenariat avec Lucille Chaponnay. Merci à elle pour sa confiance.

Après avoir adoré le premier tome, j’avais hâte de me plonger dans ce second et dernier tome de La cité des sang-pur. Cette suite a été à la hauteur de mes espérances bien que mon cœur soit désormais en miettes depuis que je l’ai fini. Véritable fantasy, l’autrice sait nous entraîner dans ses systèmes de magie particuliers, ses décors qui nous apparaissent clairement dans notre imaginaire, et ses personnages particuliers et sombres. L’action ne s’arrête tout bonnement jamais et j’ai trouvé la construction du récit originale. Les points de vue s’alternent, mais aussi, on observe une véritable renaissance de l’héroïne Senia. Si les temps d’entraînements se déroulent généralement dans les premiers tomes, ici, Senia apprend à se défendre et à se battre malgré sa mutilation. Elle apprend à appréhender son nouveau corps et son nouveau pouvoir.

Sa détermination est bien là, mais elle est réaliste. Après ce qu’elle a vécue, elle prend tout de même du temps à se remettre sur pieds, et cela rajoute une pointe de réalisme au personnage. Combien de fois voit-on dans des romans des héros se remettre sur pieds après une expérience traumatisante ? Ici, l’autrice sait prendre son temps avec ses personnages, sans les ménager pour autant. Les autres personnages sont là pour redonner justement de l’action au récit. J’ai trouvé le personnage de Mioscandelle bien moins agaçant que dans le premier tome, son évolution est très positive et elle forme un très beau couple avec Niowlella. Par contre, préparez-vous, si vous lisez ce dyptique, à avoir affaire à une autrice sadique qui ne se gêne pas pour martyriser ses personnages… J’avoue avoir été surprise mais j’aime bien, finalement, quand ce genre d’évènements arrivent, car finalement, ces mondes de fantasy ne sont souvent pas tout rose et joyeux, il doit bien y avoir de la souffrance quelque part. En bref, un récit qui nous tient en haleine du début à la fin et qui se hisse parmi mes sources sûres en fantasy YA !

cinq
lolita

Ayant adoré le premier tome, j’attendais beaucoup de celui-ci. Et je n’ai pas été déçue ! Le rythme est fluide et agréable, l’humour est toujours présent, les retournements de situation s’enchainent et les révélations sont savamment dosées. Les personnages évoluent d’une très belle manière, acceptent leurs sentiments et montrent leur maturité, peu importe la situation. Et l’autrice est vraiment loin de les épargner, il arrive à la petite équipe bien des misères ! Senia m’a beaucoup touchée, elle passe par toute une phase de désespoir réaliste après les évènements du tome 1et sa reconstruction est lente et plausible. J’ai aimé que cette évolution lui apprenne à profiter des moments heureux ! Ackis et son humour adorable m’ont tout autant plu, d’autant que les informations sur son passé lui donnent une toute autre dimension.

Je m’attendais à quelques rebondissements somme toute assez communs en fantasy, mais d’autres révélations m’ont étonnée ! J’admire la toile qu’a tissée l’autrice, avec de nombreux points de vue qui permettent vraiment de s’immerger dans le récit et de connaitre les sentiments des personnages principaux. Ces derniers sont séparés pendant une partie de l’histoire mais leur amitié est profonde et très belle, une véritable confiance s’est nouée entre eux. Ils en ont bien besoin, vu le complot auquel ils font face, particulièrement bien imaginé. Les personnages ont grandi et agissent de manière bien plus réfléchie, avec sang froid.

Découvrir les bas-fonds de la ville au sein des Ombres et l’apprentissage des pouvoirs de nos quatre compères m’a beaucoup plu. S’agissant d’une duologie, la fin m’a véritablement surprise, je ne m’attendais pas à ce choix de la part de l’autrice. Bien qu’il ait du sens vis-à-vis du caractère des personnages et de leur destin, j’aurais aimé qu’il en soit autrement. Cependant, c’est un parti-pris assumé, plutôt rare, que j’apprécie même s’il ne me permet pas d’avoir un coup de coeur.

cinq
graziella