Lorsque la fille de son ex la contacte pour défendre Jack, l’avocate Olivia Randall accepte sans hésiter. Le Jack qu’elle a connu il y a vingt ans est un agneau, il n’aurait jamais pu planifier l’assassinat de trois personnes…


Chronique réalisée en toute honnêteté en partenariat avec les éditions Presses de la cité. Merci à Mona pour sa confiance.

Olivia Randall a un passé houleux avec son ex-fiancé Jack, désormais écrivain célèbre, veuf et père d’une adolescente, Buckley. Même s’ils ne se sont pas vus depuis presque vingt ans, l’avocate pénaliste reste persuadée que l’homme à qui elle a brisé le coeur, est toujours le même. C’était un homme bon, doux et trop gentil pour elle. La perte tragique de sa femme n’a pas pu le transformer en tueur. Quand Olivia mène l’enquête pour défendre son client, elle constate que les preuves peuvent être interprétées de bien des façons. Jack n’a jamais pu planifier aussi méticuleusement l’assassinat de trois personnes. Elle va le défendre bec et ongles contre l’ombre de la prison…

L’intrigue de La fille du Quai est une immense toile incroyablement bien pensée et tissée. Aucun détail n’a été laissé au hasard. Les personnages de premier plan sont parfaitement équilibrés et écrits avec justesse. La complexité de l’affaire est brillante. La double facette des preuves collectées au cours de l’enquête aussi. La trame psychologique n’est pas en reste non plus. C’est simple : il n’y a quasiment rien à en redire !

Les lecteur.trices. habitué.e.s des romans policiers sauront peut-être néanmoins détecter quelques brefs indices qui leur permettront de comprendre le twist final avant qu’il n’arrive. Cette conclusion cependant, laisse un petit peu à désirer : elle tient en une page et bon nombre d’éléments demeurent étonnamment inexpliqués. Les 350 pages de ce thriller défilent avec une fluidité déconcertante. La plume de Alafair Burke coule de source. Les temps morts n’existent pas : les scènes qui ne semblent pas relever de l’enquête pure, permettent d’approfondir la psychologie des protagonistes. Après tout, ce n’est pas ce que l’on recherche en lisant un thriller ? Une bonne enquête, des personnages peaufinés et un rebondissement de dernière minute ? Mission pleinement accomplie ici !

quatre
elodie