Dans la vie de tous les jours, Makoto Shimizu est une employée modèle, chef déquipe au sein du département de recherche et développement, fiable et honnête. Ce que ses collègues ne savent pas, cest quelle consacre tout son temps libre à dessiner des mangas amateurs (doujinshi) yuri. Jusquau jour où une collègue, Akane Maekawa, passe devant son stand durant une convention et la reconnaît. Entre lindécrottable otaku Makoto et la dépassionnée Akane, qui ne semble rien ny connaître, se lie une relation rafraichissante, dépourvue de faux-semblants. Mais une question reste en suspens. Pourquoi Akane était-elle donc présente à une convention yuri ce jour-là ?


Chronique réalisée en toute honnêteté suite à un partenariat avec les éditions Taifu Comics. Merci à Grégoire pour sa confiance.

Ce manga est un yuri, ce qui signifie qu’on observe la construction d’une relation amoureuse entre deux femmes. On a une certaine mise en abîme dans le sens où l’on observe des fans de yuri dans un yuri. Et ce rapprochement dû à une passion commune va justement les mener vers une certaine relation. Le premier tome pose les bases de leur attirance mutuelle, et on découvre d’autres thématiques autour : la peur de l’échec, la peur du regard des autres et du jugement de la famille… Car en effet, Akane, qui fait croire qu’elle n’y connaît pas grand chose en yuri, en est finalement elle-même une dessinatrice, mais lorsqu’elle fait face à un premier rejet, elle décide de tout arrêter. C’est finalement Makoto qui lui permet de se relancer, lui redonnant une vague d’espoir.

Si ce manga avait un fond intéressant, j’ai trouvé que l’intrigue n’avait finalement pas tant de profondeur. Les personnages ne sont pas vraiment creusés, pas forcément attachants, et leur attirance mutuelle n’est pas vraiment bien marquée. Je comprends que l’on ne montre pas le couple dès le premier tome, toutefois, à certains moments, leur développement n’était pas très fin et pas vraiment romantique. Par contre, il faut noter que les dessins sont très beaux, avec un trait fin mais des décors peu présents. Pour les grands amateurs de yuri, mais ce n’est pas non plus une lecture inoubliable.

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lolita