Inspiré d’une histoire vraie, ce roman nous parle d’Edward, 12 ans, seul rescapé miraculeux d’un crash aérien qui a tué ses parents, son frère et 188 autres passagers. Comment porter ce fardeau ? Comment accepter ce rôle de survivant quand on a envie que d’une chose ; mourir ? Retrouver ses proches, sa vie d’avant … Edward en rêve, et il en souffre. Mais c’est impossible, et il entame une longue et douloureuse reconstruction chez son oncle et sa tante, les seuls membres de sa famille encore vivants. Et si tout ne paraît pas gagné, il fait la rencontre d’une jeune fille de son âge qui vit dans la maison d’à côté, et ils font un jour une énorme découverte ensemble. Une découverte qui, peut-être, va tout changer…


Chronique réalisée en toute honnêteté suite à partenariat avec les éditions Presses de la Cité. Merci à Mona pour sa confiance.

Vous aussi ce résumé vous hype ? En le lisant, vous pensez à une enquête, à un récit tragique au bout duquel la clef du bonheur d’Edward pend à une chaîne qui ne tient qu’à un fil ; la résolution du mystère autour du crash de l’avion dans lequel il se trouvait, lui et sa famille ? Si oui, je préfère vous prévenir ; ce n’est absolument pas ce dont traite ce roman. D’où ma grande déception, en fait. Je me rends de plus en plus compte que j’ai des attentes élevées pour les livres que je m’apprête à lire, et que ça joue beaucoup sur mon avis final d’un livre, qui est souvent déçu – et je dois avouer que ce roman n’échappe malheureusement pas à la règle.

En réalité, on suit Edward se reconstruire après ce terrible évènement ; et ce, un chapitre sur deux. L’autre chapitre sur deux nous retranscrit l’ambiance à bord de l’avion avant le crash, et on suit plusieurs personnages qui étaient à bord ; leurs pensées, leurs regrets, leurs projets d’avenir. J’ai personnellement trouvé que ce chapitre sur deux où l’on suivait le crash cassait beaucoup le rythme du récit, déjà assez plat ; mais j’ai surtout trouvé ça glauque. Je comprends l’intérêt, peut-être ; pouvoir être témoin du crash – mais ça a ajouté une dimension très oppressante et chagrinante (si je puis dire) au récit.

Il est vrai que les chapitres où l’on suivait Edward m’ont plus plu ; pour autant, le rythme n’est pas très soutenu. Il ne se passe pas grand chose et c’est parfois un peu pénible de s’ennuyer en lisant. Je comprends totalement qu’une reconstruction n’est pas des plus fascinantes histoires à suivre, mais j’ai vraiment eu l’impression de stagner jusqu’à plus de la moitié du livre. Pourtant, à environ 75% du récit, lorsqu’ils font ensemble la fameuse découverte, ça a été plus facile et beaucoup plus agréable de suivre Edward et sa voisine ; je me suis laissée emporter par le récit et je l’ai (enfin) fini d’une traite.

En conclusion, c’est une lecture en demi-teinte ; à la fois très intriguée par le résumé et déçue par l’histoire en elle-même, j’ai quand même porté de l’intérêt au personnage d’Edward et à sa reconstruction, aux sacrifices des personnes autour de lui et la bienveillance de ses amis et de sa famille, prêts à beaucoup pour l’aider. Cependant, le rythme très lent et le système du chapitre sur deux qui nous narre l’ambiance dans l’avion avant et pendant le crash a eu raison de moi ; et c’est malheureusement un bilan plus négatif que positif.

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