When a Nigerian woman falls for a man she knows will break her mother’s heart, she must choose between love and her family. At twelve years old, Azere promised her dying father she would marry a Nigerian man and preserve her culture, even after immigrating to Canada. Her mother has been vigilant about helping—well forcing—her to stay within the Nigerian dating pool ever since. But when another match-made-by-mom goes wrong, Azere ends up at a bar, enjoying the company and later sharing the bed of Rafael Castellano, a man who is tall, handsome, and…white. When their one-night stand unexpectedly evolves into something serious, Azere is caught between her feelings for Rafael and the compulsive need to please her mother. Soon, Azere can’t help wondering if loving Rafael makes her any less of a Nigerian. Can she be with him without compromising her identity? The answer will either cause Azere to be audacious and fight for her happiness or continue as the compliant daughter.

✊🏽 Personnages principaux noirs ( nigérians), personnage secondaire musulman (femme voilée)

📣 Auteure ownvoice 


Ties that tether est une romance contemporaine qui a attiré mon attention pour sa jolie couverture. Ensuite, la lecture du résumé et les thématiques abordées m’ont donné envie de découvrir cette romance contemporaine. Ce fut une lecture enrichissante. Dans ce roman, on suit l’histoire d’Azere, une canadienne d’origine nigériane vivant au Canada depuis ses douze ans. Elle a une carrière professionnelle réussie puisqu’elle exerce en tant que directrice de création au sein d’une agence de publicité. Sa vie sentimentale est un peu plus compliquée. En effet, la jeune femme tient à respecter les dernières volontés de son père en épousant un homme de la même ethnicité que la sienne ; un édo. Pour ce faire, sa mère veille au grain en lui proposant « des prétendants ». Mais toutes les tentatives de cette dernière se sont avérées infructueuses. C’est pourtant lors d’un énième rendez-vous avorté, qu’Azere fera une rencontre qui viendra bouleverser son monde. Il s’appelle Rafael Castellano. En plus de ne pas être Edo, le jeune homme est blanc.

La quête d’identité, comme thème central du récit

Dans cette intrigue, Azéré se pose des questions constamment sur son identité. On sent que c’est un personnage qui se cherche et que les expériences de la vie ont contribué à orienter ses questionnements et ses doutes. C’est d’ailleurs cette façon de traiter ce sujet qui m’a plu. J’ai aimé avoir une perspective globale de la vie d’Azéré depuis sa pré-adolescence, jusqu’à sa vie de femme adulte en tant qu’immigrée. À travers le personnage d’Azere, l’auteure explique assez bien la double pression sociale d’être immigrant; celle de faire la fierté de sa famille et celle de réussir son intégration. Je pense que beaucoup de personnes pourront se retrouver dans les lignes de ce roman.

Une romance interraciale compliquée…

J’ai trouvé la romance bien menée. L’auteure nous propose une histoire réaliste et authentique avec des personnages qui le sont tout autant. J’ai ressenti de la peine pour Rafael qui subit une situation sur laquelle il n’a aucun contrôle. Mais en même temps, j’ai ressenti également de l’empathie pour Azere qui à mon sens se retrouve dans une situation complexe. Par ailleurs, la mère d’Azere m’a agacé, dès les premières pages. La position de cette dernière sur certains aspects sont compréhensibles. Néanmoins, j’ai trouvé ce personnage caricatural au point d’en éprouver de la gêne. Heureusement, les autres membres de la famille d’Azere contrebalancent les choses de sorte à créer un équilibre. C’est une histoire d’amour intéressante qui surfe sur des sujets intemporels; la force des sentiments, la transmission culturelle et la recherche de soi. J’ai passé un moment sympathique pendant cette lecture. Je vais terminer cette chronique avec une citation qui résume bien ce roman « Let go of the life you’ve planned and accept the life that’s waiting for you ».

trois
awa