Pour Louane, la danse, c’est toute sa vie. Danser est ce qui lui permet de se sentir bien, de se sentir forte, de se sentir à sa place. Mais un jour, lors d’un spectacle devant des centaines de personnes, sa gorge s’assèche, sa vision se brouille, son coeur bat à tout rompre… et elle s’effondre. Quelques rendez-vous chez le médecin plus tard, on lui accole l’étiquette de trouble anxieux. Louane tombe de haut: elle n’a pas d’autre choix que d’abandonner sa passion. Devant occuper les heures de cours habituellement dédiées à la danse par autre chose, elle se réfugie à contrecoeur à la bibliothèque. Elle est loin de se douter qu’elle y rencontrera Théo, un autre laissé pour compte. Lui a la tête pleine d’idées, tandis que Louane s’est toujours concentrée sur une seule facette de sa personnalité. À travers cette amitié, ces deux incompris apprendront à redéfinir leurs identités et à s’ouvrir à de nouveaux horizons.

🧠 Personnage principal ayant des crises d’angoisse


Chronique réalisée en toute honnêteté en partenariat avec les éditions Kennes. Merci à Ben pour sa confiance.

Ma vie de gâteau sec, c’est l’histoire de Louane, une jeune fille de 14 ans, qui a une passion dans la vie : la danse. Malheureusement, un jour, rien ne va plus, et ses cours de danse finissent par lui provoquer des crises d’angoisse assez violentes. Elle est donc obligée d’arrêter sa passion, et de trouver de quoi occuper son esprit et sa vie. 

Alors malheureusement, je n’ai pas du tout accroché au livre. Je m’attendais à un livre pour pré-ado (11-12 ans), et première surprise : la mise en page du livre. On est sur une mise en page typique des livres pour enfant de 8-9 ans, avec une police très grosse, un interligne assez marqué, et donc peu de lignes par pages. Mais après tout pourquoi pas, je me suis sûrement trompée dans le public cible ! 

Forcément, avec les éléments ci-dessus et le nombre de pages, on ne peut pas faire un récit complexe, approfondi. L’histoire est donc vraiment très simple, et même si elle est sympathique, je pense qu’on aurait pu aller un peu plus loin, sans changer de tranche d’âge cible. J’aurais aimé que la partie angoisses soit plus développée. Elle est abordée très superficiellement, et c’était pour moi la partie de l’histoire qui la différenciait de toutes les autres. Petite déception donc. 

Enfin, d’autres petites choses m’ont un peu sorties du récit. L’obsession de Louane pour ses poils au début du récit était trop présente. J’avais l’impression d’être face à un épisode de dessin animé où le running gag pas forcément drôle est réutilisé épisode après épisode, et j’avoue que ça m’a un peu énervée. Mais ma grande frustration est pour le personnage d’Alice, la meilleure amie de Louane. C’est un personnage qui parle naturellement fort, et toutes ses lignes de dialogue, toutes hormis celles dans la bibliothèque, sont écrites en majuscules pour accentuer ce point. Pour moi, ça n’a pas fonctionné. Je n’aime pas du tout ce procédé, je pense que simplement mentionner une ou deux fois qu’elle parle très fort est tout aussi efficace, et bien moins énervant à lire. 

Ce livre est un premier tome, et j’espère que la question des crises d’angoisses de Louane sera plus développée dans la suite, puisque que ça pourrait alors être le vrai point fort de cette saga. Il y a peu de livres pour les 8 à 15 ans avec un personnage principal vivant ce genre de situation, et ce serait vraiment intéressant de voir comment Louane réussi à vivre avec. 

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