Vous me connaissez tous. Vous me craignez tous. Mais savez-vous vraiment qui je suis ? Depuis la nuit des temps, j’agis dans l’ombre. D’un simple regard, je coupe le fil et vous ôte la vie. Et, croyez-moi, la plupart d’entre vous ignorent quand la roue va s’arrêter de tourner. Jusqu’à aujourd’hui, j’ai travaillé sans faillir. Siècle après siècle. Jour après jour. Nuit après nuit. Mais maintenant, c’est fini. La Mort va enfin profiter de la vie !


Chronique réalisée en toute honnêteté suite à un partenariat avec les éditions Beta Publisher. Merci à Jane pour sa confiance.

Après des siècles de bons et loyaux services, la Mort décide de souffler un peu et de faire un break. Elle s’installe dans un hôtel de luxe dans le sud de la France afin de prendre du bon temps et de découvrir les plaisirs simples des humains. Au programme : farniente, bronzage, commérages, alcool et nourriture, aventure d’un soir… Mais surtout, humour noir et amitiés !

Le récit n’a malheureusement rien d’innovant ou de captivant. La Mort prend un mois de vacances où elle choisit de se la couler douce pour profiter de la nourriture, du soleil, de l’alcool, découvrir la drague, le sexe, la gueule de bois, l’amitié, mais aussi l’adoption d’un chien et l’envie de conduire une voiture de sport. Elle obtient ce qu’elle veut des humains qui l’entourent en les menaçant (toujours avec humour, certes) et en leur donnant un aperçu de mort imminente. En soi, rien de bien exaltant ou d’audacieux. Si un être immortel devait se glisser dans la peau d’un humain, serait-il aussi limité et restreint dans ses choix ?

De plus, même si c’est une comédie, l’étendue des possibilités était si vaste que l’auteur aurait aisément pu se permettre plus de folie. Même les rares questionnements philosophiques sont superficiels et la Mort est incroyablement influençable et influencée par son moindre échange avec les humains. Elle dit les connaître et les côtoyer depuis des temps immémoriaux, mais elle semble n’avoir qu’effleuré le sujet…

Le concept du livre est humoristique : l’auteure explique en préambule que la Mort ne lui a pas trop laissé le choix et qu’elle ne fait que la servir pour écrire son histoire. De (très) nombreuses notes de bas de page sont des dialogues, des remarques échangées entre l’auteure et la Mort de l’autre côté du clavier. Cette construction est amusante, détonne un peu et brise avec légèreté le quatrième mur. Quelques sourires, mais sans plus. Un potentiel mal exploité, dans un roman qui aurait pu faire bien plus grand et bien plus drôle.

deux
elodie